«L'offre de 0,75% par année est nettement insuffisante»

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Debi Daviau est présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada.

Martin Roy, LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

La nouvelle offre de 0,75% par année pour un contrat de trois ans déposée par le gouvernement à l'Alliance de la fonction publique de Canada (AFPC) est loin d'être suffisante, selon l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada.

Alors que l'AFPC négocie maintenant depuis plus de neuf jours consécutifs sans avoir confirmé publiquement les détails du nouveau mandat des négociateurs du Conseil du Trésor, un autre syndicat membre du front commun syndical, l'Institut professionnel, a révélé la nouvelle offre salariale du gouvernement faite depuis la reprise des discussions le 1er novembre.

«Le gouvernement fédéral, qui négocie avec nos collègues de l'AFPC, a présenté une nouvelle proposition, assortie d'une augmentation salariale de 0,75% par année pour trois ans. Malheureusement, cette nouvelle offre ne compense même pas la hausse du coût de la vie et reconnaît encore moins la valeur des professionnels de la fonction publique», a révélé Debi Daviau, présidente de l'Institut professionnel, dans un bulletin émis à ses 55 000 membres.

L'offre salariale précédente était de 0,5% par année. Mais la hausse consentie est encore loin des promesses faites par les libéraux envers les fonctionnaires, selon l'Institut professionnel.

«D'une part, elle est nettement insuffisante et incompatible avec la promesse du gouvernement d'aider la classe moyenne. Suivant cette offre, la rémunération des professionnels fédéraux serait inférieure de 4% à l'inflation d'ici la fin du contrat proposé par le Conseil du Trésor», selon Mme Daviau.

Le déficit révisé de la mise à jour économique d'automne était de 4 milliards $ inférieur à son niveau de mars dernier, et le gouvernement répète que la situation financière du Canada est «enviable». Il a donc les moyens de faire une offre plus généreuse, estime la présidente syndicale.

Le syndicat doit retourner négocier la semaine prochaine pour le groupe des 11 000 informaticiens. Le 15 novembre, les syndicats sont invités à porter un macaron afin d'appuyer les équipes de négociation.

«L'Institut retournera à la table de négociation dans les prochaines semaines pour réclamer une meilleure proposition que celle que le gouvernement a faite à ses collègues de l'AFPC. Nous sommes prêts pour une offre équitable et nous voulons en signer une d'ici la fin de 2016», a-t-elle lancé.

L'Institut professionnel se prépare à son assemblée générale annuelle, qui a lieu cette année au Hilton de Gatineau. Pour la première fois, un président du Conseil du Trésor, soit le ministre Scott Brison, a accepté d'être présent à titre de conférencier.

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