L'AFPC exige que Trudeau passe «de la parole aux actes»

Les syndiqués de l'AFPC ont réclamé un nouveau... (Martin Roy, LeDroit)

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Les syndiqués de l'AFPC ont réclamé un nouveau contrat de travail alors que les discussions ont été amorcées il y a déjà plus de deux ans.

Martin Roy, LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Plusieurs centaines de fonctionnaires fédéraux sont descendus dans la rue lundi midi pour montrer leur mécontentement devant le bureau du premier ministre Justin Trudeau, réclamant qu'il passe « de la parole aux actes ».

En ce 31 octobre, jour de l'Halloween et à la veille de la reprise des négociations en vue du renouvellement de la convention collective, plusieurs syndiqués de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) étaient costumés pour cette bruyante manifestation, appuyés par des collègues représentant d'autres organisations syndicales. Ensemble, ils voulaient rappeler au gouvernement Trudeau qu'ils sont toujours en quête d'un nouveau contrat de travail alors que les discussions ont été amorcées il y a déjà plus de deux ans.

Les manifestants en avaient aussi gros sur le coeur en raison des problèmes avec le système de paie Phénix qui ne sont toujours pas réglés, malgré l'engagement de résoudre les 82 000 dossiers problématiques en ce jour du 31 octobre. 

« Lors des dernières élections, la population a dit non aux coupes du gouvernement conservateur dans les services publics. Mais nos membres n'ont vu aucun changement depuis l'arrivée des libéraux. M. Trudeau est déguisé en Stephen Harper. Il est temps qu'il change son costume », a lancé la présidente de l'AFPC, Robyn Benson, qui a reproché au gouvernement libéral d'avoir recyclé le programme des conservateurs à la table de négociation. L'AFPC a décidé de retourner négocier mardi après avoir appris qu'un nouveau mandat a été donné aux négociateurs du Conseil du Trésor. « S'il n'y a pas d'entente cette semaine, nous allons devoir constater que c'est l'impasse dans les négociations », a indiqué la présidente Benson.

« Ce n'est pas acceptable. Un an après l'élection, nous sommes encore sans contrat de travail. On veut un contrat, et tout de suite. La lune de miel, il n'y en a pu, c'est fini. On veut voir quelque chose de concret sur la table, tout de suite », a souligné Larry Rousseau, vice-président exécutif de l'AFPC, région de la capitale nationale.

Le pacte de solidarité entre les syndicats de la fonction publique tient toujours face au gouvernement fédéral, a rappelé M. Rousseau. 

La présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique, Debi Daviault, a insisté sur le fait que le gouvernement avait écarté les membres de son syndicat lors de la mise en oeuvre de Phénix. « Il serait temps qu'il les implique davantage pour trouver les solutions, parce que nous sommes résolus à faire partie de la solution, peu importe ce qui arrivera. Mais assez, c'est assez. Et que le gouvernement fasse preuve de respect aux tables de négociations »,  a indiqué Mme Daviault.

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