Phénix: des retraits demandés ne peuvent être accordés

Outre la retraite et la préretraite, le Fonds... (Archives, La Presse canadienne)

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Outre la retraite et la préretraite, le Fonds de solidarité FTQ peut approuver le rachat d'actions dans 16 circonstances dont la baisse de revenu. Or, les problèmes de Phénix ne constitue pas une baisse de revenu selon le porte-parole du Fonds, Patrick McQuilken.

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Paul Gaboury
Le Droit

Malgré les nombreux problèmes financiers rencontrés par des milliers de fonctionnaires fédéraux en raison des ratés du système de traitement de la paie Phénix, le Fonds de solidarité de la FTQ refuse de leur permettre de retirer de l'argent de leur Régime enregistré d'épargne retraite (REER).

C'est d'ailleurs le cas vécu par une fonctionnaire fédérale qui s'est heurtée au refus du Fonds, elle qui souhaitait retirer de l'argent investi dans son REER pour faire face à un manque à gagner causé par Phénix. « Je reçois ma paye, mais à cause des erreurs et délais, j'ai un manque à gagner d'environ 300 $ net par paye, et ce depuis février 2016, indique cette employée. Je n'ai pas le droit aux avances parce que je reçois un montant », déplore cette fonctionnaire qui s'est tournée vers le Fonds de solidarité, en vain, afin de retirer ses REER pour boucler ses fins de mois. 

Au Fonds de solidarité, le porte-parole Patrick McQuilken explique qu'en vertu de la Loi, le ministre des Finances du Québec doit approuver la politique de rachat des actions du Fonds, notamment à cause du crédit d'impôt consenti aux actionnaires. Outre la retraite et la préretraite, il est possible de procéder au rachat d'actions dans 16 circonstances dont la baisse de revenu. 

« Dans le cas des fonctionnaires fédéraux et du système de paie Phénix, il ne s'agit pas d'une baisse de revenu mais plutôt d'un délai dans le paiement », justifie M. McQuilken, dans un courriel. 

Le Fonds a toutefois une marge de manoeuvre puisqu'il est possible pour un actionnaire d'invoquer le critère « Recours d'un créancier » si l'actionnaire est menacée de perdre un service public, son automobile, ou sa résidence parce que cette actionnaire a éprouvé des difficultés à payer certaines obligations en raison d'un manque à gagner temporaire. L'actionnaire doit toutefois avoir liquidé ses autres placements avant de pouvoir procéder au rachat de ses actions, a tenu à préciser M. McQuilken.

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