«Le gouvernement respecte vraiment les chercheurs», dit le président du CNRC

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Le nouveau président du Conseil national de recherche du Canada, Iain Stewart, a déjà noté que le CNRC emploie d'excellents chercheurs.

Courtoisie

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Paul Gaboury
Le Droit

Le discours du gouvernement de Justin Trudeau et la nomination de deux ministres responsables des sciences laissent croire que le Conseil national de recherche du Canada (CNRC) est appelé à vivre des jours meilleurs, lui qui fête cette année son centenaire.

Son nouveau président, Iain Stewart, un ancien de l'Université de Dalhousie et du Secrétariat du Conseil du Trésor, a toutes les raisons de le croire. « J'ai l'impression que le gouvernement respecte vraiment les chercheurs et la possibilité qu'ils poursuivent leurs recherches. Je suis donc heureux de ce nouveau mandat », a expliqué en français M. Stewart, lors d'une entrevue accordée au Droit.

La lettre de mandat remise par la ministre des Sciences, Kirsty Dunvan, lui demande de réaliser une étude sur les façons dont l'organisme pourrait continuer d'appuyer l'excellence scientifique, l'innovation d'entreprise et les grappes technologiques clés dans le cadre du Programme d'innovation du gouvernement du Canada.

Arrivé en août dernier, l'ancien secrétaire associé au Secrétariat du Conseil du Trésor se dit impressionné par la qualité des chercheurs et des installations qu'il a visités à travers le pays, qui ont des capacités techniques impressionnantes.

 « J'ai pu rencontrer plus de 400 chercheurs du CNRC, et je peux vous dire que nous avons une gamme incroyable de gens d'expérience partout au pays. De l'extérieur, les gens ont peut-être l'impression que le CNRC n'est pas en bonne forme. Mais nous avons une équipe de très haute qualité et je veux travailler à ce qu'ils continuent leurs recherches ». 

Le nouveau discours favorable aux sciences va aider à retenir et attirer des chercheurs, dit-il. « Pour ma part, je respecte profondément le rôle des chercheurs pour l'avancement de la science. Par expérience, si un chercheur est à l'aise pour réaliser ses recherches, il va rester encore même s'il a l'âge de prendre sa retraite », souligne M. Stewart.

« Il est aussi important d'augmenter notre équipe avec de nouveaux cerveaux, en ouvrant la porte aux étudiants pour des stages, afin qu'ils puissent avoir un bon encadrement. »

Langues officielles: une faiblesse

Dans un récent rapport du commissaire aux langues officielles Graham Fraser, le CRNC avait fait figure de cancre, se classant en dernière place avec un D, parmi 33 institutions fédérales évaluées pour le respect des deux langues officielles. Originaire de la Nouvelle-Écosse, M. Stewart reconnaît qu'il y a du travail à faire au CNRC à ce chapitre.

« Évidemment, je veux travailler à remédier à cette faiblesse, notamment au niveau des communautés linguistiques en situation minoritaire. J'ai bien l'intention aussi d'améliorer les choses au niveau de la langue de travail en permettant une plus grande utilisation par nos employés des deux langues officielles », a indiqué M. Stewart.

Cet automne, un livre sur les 100 ans du CNRC viendra relater son histoire. M. Stewart espère qu'il permettra aux Canadiens de réaliser l'importance des recherches qui y ont été menées pour l'avancement de la science et pour l'innovation et l'avancement du pays.

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