Phénix: l'AFPC appelle à plus de transparence

Le vice-président pour la région de la capitale... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

Agrandir

Le vice-président pour la région de la capitale nationale de l'AFPC, Larry Rousseau, dit que la priorité est d'aider les membres.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Paul Gaboury
Le Droit

Les délais pour régler les problèmes liés à Phénix n'ont rien de surprenant et il reste encore beaucoup de non-dits sur l'ampleur des problèmes à régler, selon Larry Rousseau, vice-président exécutif de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) pour la région de la capitale nationale.

Mercredi, le gouvernement a admis qu'il ne serait pas en mesure de respecter son objectif de régler l'ensemble des 82 000 cas qui se trouvaient sur la liste des arriérés, en juin dernier. Malgré tout le travail accompli, il reste encore 31 000 cas, et à ce rythme, deux ou quatre semaines supplémentaires devraient être nécessaires pour accomplir la tâche, selon les dirigeants du ministère.

« On peut parler du 31 octobre, du 31 novembre ou du 31 décembre, on est encore loin d'avoir fini avec les problèmes, tranche M. Rousseau. Notre priorité, pour l'instant, ce n'est pas de trouver des coupables, mais plutôt d'aider à trouver des solutions pour aider nos membres. Mais c'est inquiétant, car le gouvernement continue à ne pas donner l'heure juste à propos des problèmes du système. Il n'a aucune idée du nombre de cas qui s'ajoutent depuis le 1er juin, ce qui est difficile à croire. Nous aimerions que le gouvernement soit plus transparent. »

Campagne lancée

L'AFPC a lancé une campagne, cette semaine, dénonçant que le gouvernement fédéral n'a pas tenu son engagement de mieux respecter ses employés. Selon M. Rousseau, la saga Phénix est un bel exemple.

« Le gouvernement devrait avoir appris sa leçon, et devrait respecter davantage les gens qui travaillent jour après jour pour réparer les erreurs du système Phénix », a martelé M. Rousseau.

Le dirigeant de l'AFPC s'explique mal pourquoi le système Phénix fonctionne parfois à 30 % de sa capacité, alors qu'il devrait être opérationnel 24 heures par jour, sept jours sur sept. « À Miramichi, les employés sont vraiment mal pris, le stress est en train de les brûler. Mais ils ont un dévouement incroyable, alors qu'on leur demande de faire l'impossible », a souligné M. Rousseau.

Jusqu'à maintenant, l'AFPC a déposé deux plaintes liées à Phénix, dont une de pratique déloyale de travail et une autre pour atteinte à la vie privée liée à la protection des renseignements personnels de ses membres.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer