Bureau de la traduction: réponse insultante, dit l'ACEP

La « non-réponse » du gouvernement Trudeau aux recommandations du Comité des... (Archives, LeDroit)

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Paul Gaboury
Le Droit

La « non-réponse » du gouvernement Trudeau aux recommandations du Comité des langues officielles sur le Bureau de la traduction (BT) est non seulement décevante, elle est « insultante », selon l'Association canadienne des employés professionnels (ACEP).

«Sorry, the number you have dialed is not in service... L'ACEP s'attendait à une réponse qui aurait eu le mérite de s'attaquer aux problèmes identifiés par plusieurs intervenants. Au contraire, la réponse du gouvernement est insultante non seulement pour les parlementaires du Comité permanent, mais pour les intervenants qui ont pris la peine de faire des recommandations réfléchies », a réagi le syndicat.  

Le critique néo-démocrate des langues officielles, François Choquette, était lui aussi sous le choc. « Avec les libéraux, c'est la continuité de l'échec des conservateurs avec le Bureau de la traduction, a-t-il réagi. C'est vraiment préoccupant, car tous les membres du comité des langues officielles de tous les partis étaient d'accord avec le rapport. C'était unanime. Alors c'est la déception totale ».

Coup de massue

Un traducteur déçu a comparé la réponse du gouvernement Trudeau à un « coup de massue ». « Le Bureau de la traduction se vide de ses meilleurs éléments qui migrent dans les ministères, dit-il, sous le couvert de l'anonymat. Et il n'y a aucune perspective de recrutement. Le gouvernement Trudeau poursuit le démantèlement du Bureau. Profondément triste. Le silence des francophones libéraux est scandaleux. »

Le député Choquette a présenté une motion au comité des langues officielles, mardi, pour faire comparaître la ministre des Services publics et de l'Approvisionnement, Judy Foote, qui a la responsabilité du BT. Sa motion sera débattue jeudi.

Le gouvernement a refusé de transférer la responsabilité du BT à Patrimoine canadien, maintenant du même souffle son statut d'organisme à service spécial, ce qui implique une gestion de recouvrement de coûts comme une entreprise privée.

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