Difficile d'avoir l'heure juste sur Phénix, déplore l'AFPC

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«Est-ce qu'on parle ici d'un bidon qui ne se rempliera jamais? Est-ce qu'on est capable de colmater les brèches?» se demande Larry Rousseau, vice-président exécutif de l'AFPC, région de la capitale nationale.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Les chiffres rendus publics jusqu'à maintenant par le ministère des Services publics et de l'Approvisionnement ne permettent pas de connaître l'ampleur des problèmes qui restent à régler avec le système de paye Phénix, déplore l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC).

Mercredi, le ministère a confirmé qu'il reste encore plus de la moitié des 82 000 dossiers de fonctionnaires à régler et maintient toujours son objectif de traiter les cas toujours en arriéré d'ici le 31 octobre prochain. 

«C'est clair que le ministère tente de rassurer les gens en faisant ces mises à jour et en donnant des chiffres. Nous demeurons toujours sceptiques, car on ne donne pas les détails sur les cas qui ont été résolus et sur le travail à faire. C'est quoi l'ampleur du travail qui doit être fait pour régler les problèmes de Phénix? On ne le dit pas. Ils ne sortent pas toute l'information», a commenté Larry Rousseau, vice-président exécutif de l'AFPC, région de la capitale nationale.

Les 82 000 cas mentionnés par le ministère représentent le nombre de cas qui se trouvaient sur la liste des arriérés à la fin juin. Mais il est encore difficile de savoir combien de cas problèmes se sont ajoutés depuis juillet.

«De quels chiffres parle-t-on vraiment? Ce que nous entendons, c'est qu'un dossier réglé peut mener à d'autres problèmes avec le système. Donc, même si on a réglé un cas qui était sur la liste avant juin, cela ne veut pas dire que le dossier d'un employé est nécessairement réglé et que sa paye est correcte. Mais c'est encore difficile d'avoir des détails à ce sujet», a expliqué M. Rousseau. 

Certains cas à résoudre sont plus compliqués, comme ceux de gens qui ont quitté la fonction publique ou pris leur retraite et qui continuent à être payés par le système. «On n'a pas vraiment expliqué c'est quoi réellement le problème. Et si on règle ces cas, et qu'ils se retrouvent ensuite avec d'autres problèmes, on est loin d'avoir réglé le dossier. Alors, c'est vraiment pas clair.»

Pour mieux illustrer son propos, M. Rousseau donne l'exemple d'un bidon dans lequel «l'eau entre et continue à couler». 

«Est-ce qu'on parle ici d'un bidon qui ne se rempliera jamais? Est-ce qu'on est capable de colmater les brèches?» demande M. Rousseau.

Le dirigeant de l'AFPC soutient que la transparence dans le dossier devrait pousser les autorités à rendre compte de ce qui reste à résoudre en dévoilant ce qui ne fonctionne pas avec Phénix pour mieux comprendre la situation. «La transparence qu'on a promise dans ce dossier devrait être accompagnée par l'exactitude des données et l'ampleur du travail à faire», a-t-il souligné.

Au cours des dernières mises à jour, la sous-ministre Marie Lemay a répété que c'est à partir du 31 octobre que le ministère devrait être en mesure de savoir ce qu'il devra faire pour être dans un «état de stabilité» avec le système Phénix. On évaluera alors s'il est nécessaire de garder ou non les bureaux satellites et une partie des 200 employés embauchés pour faire face à la crise.

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