Encore plus de 43 000 cas à régler

« Nous croyons toujours être en mesure d'atteindre l'objectif... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

Agrandir

« Nous croyons toujours être en mesure d'atteindre l'objectif (du 31 octobre) », a indiqué mardi la sous-ministre Marie Lemay.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Paul Gaboury
Le Droit

Alors que le 31 octobre, la date fixée pour régler les cas en arriéré approche à grands pas, plus de la moitié des dossiers de 82 000 fonctionnaires fédéraux ne sont toujours pas résolus à la suite des problèmes liés au système de paye Phénix.

Sur les 81 977 employés fédéraux qui se trouvaient sur cette liste au début du décompte cet été, 38 228 ont été réglés. Il reste donc près 43 749 dossiers, soit 53 %, qui doivent passer dans les mains des agents de rémunération. 

« Nous réalisons des progrès constants. Nous croyons toujours être en mesure d'atteindre l'objectif, soit de régler la liste des cas en arriéré d'ici le 31 octobre », a indiqué mardi Marie Lemay, sous-ministre de Services publics et de Approvisionnement Canada (SPAC). 

Un total de 46 autres employés n'ont pas été payés cette semaine, mais devraient l'être d'ici la prochaine paye, alors que 173 autres cas liés à de divers congés et des pensions ont été signalés. Dans ces cas, ils ne devraient pas être réglés avant six semaines.

Jusqu'à maintenant, on ne connaît pas le nombre total de fonctionnaires qui ont demandé une avance salariale à leur ministère. Cette avance peut aller jusqu'à 60 % du salaire brut. Un peu moins de 300 fonctionnaires ont toutefois fait une demande au moyen du site internet de SPAC.

Par ailleurs, le Bureau de réclamations, mis sur pied par le Conseil du trésor à un coût de 1 million $, a reçu 52 demandes pour des frais financiers totalisant 30 400 $. Plus de 17 000 visites avaient été enregistrées sur le site web et on prévoit que le nombre de réclamations devrait augmenter au cours des prochaines semaines.

Le ministère estime toujours à 50 millions $ le coût des mesures pour faire face à la crise liée à Phénix. Lorsque l'état de stabilité sera atteint, le ministère évaluera s'il conservera les bureaux satellites mis sur pied à Gatineau et d'autres villes, et une partie des 200 employés embauchés pour appuyer les 550 employés du centre de Miramichi, au Nouveau-Brunswick. 

En attendant, le ministère a dû reporter le paiement automatique en argent des congés compensatoires non utilisés. Cette décision a été prise pour éviter de verser l'argent pour des congés déjà utilisés par des employés qui se trouvent toujours sur la liste des cas en arriéré.

Sécurité des données

Par ailleurs, le ministère a dévoilé qu'un problème de sécurité a été soumis au commissaire à la protection de la vie privée. Pour la seconde fois, des agents de rémunération auraient eu accès aux données d'employés de différents ministères, mais la violation de la confidentialité a été jugée « minime », a expliqué Mme Lemay.

Au sujet de la poursuite intentée par le gouvernement australien contre IBM pour un système de paye semblable à Phénix, la sous-ministre Lemay a indiqué que le recours a été initié alors que le processus pour attribuer le contrat était déjà sur la fin au Canada. 

« IBM respecte son contrat et n'est pas responsable des problèmes actuels liés à l'implantation du système PeopleSoft. De plus, l'entreprise collabore pour trouver des solutions », a-t-elle souligné.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer