Service d'interprétation: Ottawa reporte encore la date butoir

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D'abord annoncée pour le 7 septembre, la date limite pour la « demande d'offres à commandes » avait été remise à la fin du mois. Elle a finalement été repoussée à la fin octobre.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Le gouvernement fédéral a de nouveau reporté - au 31 octobre prochain, cette fois - le processus d'approvisionnement automatisé basé sur « le plus bas soumissionnaire » pour les services d'interprétation en langues officielles.

D'abord annoncée pour le 7 septembre, la date limite pour la « demande d'offres à commandes » avait été remise à la fin du mois. Elle a finalement été repoussée à la fin octobre, au grand soulagement de l'Association internationale des interprètes de conférence-Canada (AIIC-Canada), qui s'oppose au nouveau mode d'approvisionnement que tente d'implanter Ottawa. 

« Nous sommes persuadés que ce sursis est attribuable à la couverture médiatique et à nos rencontres avec les députés et les sénateurs au cours de la semaine dernière », a expliqué Nicole Gagnon, porte-parole de l'AIIC-Canada, qui représente 200 interprètes professionnels du secteur privé.

Au début septembre, l'AIIC-Canada avait dénoncé dans une entrevue au Droit le processus d'approvisionnement que le ministère des Services publics et de l'Approvisionnement tente de mettre en place pour les services d'interprétation de conférences et d'interprétation parlementaire. À ses yeux, les services de traduction ne se comparent pas à des produits de bureau.

Tout en s'opposant au nouveau modèle « du plus bas soumissionnaire », l'association jugeait aussi important d'attendre la réponse du gouvernement au rapport du comité des langues officielles sur le Bureau de la traduction, déposé le 15 juin dernier. Le gouvernement a 120 jours pour répondre, soit d'ici au 13 octobre. 

« Nous nous réjouissons de ce sursis, notamment parce que la réponse du gouvernement au rapport et aux recommandations du Comité permanent des langues officielles de la Chambre des communes sera alors du domaine public », a indiqué Mme Gagnon. 

L'association appuie toutes les recommandations faites dans le rapport du comité sur les langues officielles, notamment que les gestionnaires au Bureau de la traduction soient issus eux-mêmes des domaines de la traduction et de l'interprétation.

Malgré ce nouveau sursis, l'AIIC-Canada estime qu'il restera « peu de temps » pour combler les graves lacunes du nouveau système d'approvisionnement qui doit être en tout point conforme avec la nouvelle politique gouvernementale en matière de langues officielles, a rappelé Mme Gagnon.

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