Négociations collectives: rien n'a bougé, dit l'AFPC

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Le vice-président exécutif de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) pour la région de la capitale nationale, Larry Rousseau.

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Paul Gaboury
Le Droit

Après une autre semaine de pourparlers, rien n'a bougé aux différentes tables de négociations entre le Conseil du Trésor et les équipes de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC).

La semaine dernière, les équipes de plusieurs groupes étaient de retour aux différentes tables pour le renouvellement des conventions collectives touchant environ 100 000 employés fédéraux. 

Selon l'AFPC, le gouvernement libéral a repris le même agenda recyclé de l'ancien gouvernement conservateur. Le syndicat déplore qu'après avoir promis des jours meilleurs aux fonctionnaires, il ne perçoit aucune amélioration, ni dans les négociations, ni dans la gestion des lacunes du système de paye Phénix.

« Oui, nous sommes très déçus. Le gouvernement n'a pas changé son agenda ni le mandat. Il n'y a pas eu assez de progrès pour dire qu'il y a eu du mouvement. Nous n'avons pas déclaré l'impasse, mais il faudrait qu'il y ait quelque chose de nouveau et de substantiel pour que nous acceptions de retourner. Pas question d'aller perdre notre temps encore », a expliqué Larry Rousseau, vice-président exécutif de l'AFPC pour la région de la capitale nationale. 

L'abolition du régime actuel de congés de maladie, que le gouvernement veut remplacer par un régime d'assurance invalidité court terme, est toujours sur la table, alors que l'offre salariale à 0,5 % par année n'a pas changé. 

Le vice-président Larry Rousseau a rappelé que la table du groupe Programme et administration (PA) compte plus de 72 000 membres et représente la plus importante unité de négociation en Amérique du Nord. 

Le syndicat a tenté encore sans succès de négocier la mise à jour de normes de classification désuètes, entre autres de normes de travail minimales pour les centres d'appel.

Les autres groupes sont ceux des Services techniques (10 000 membres), des Services Frontière-Border (8 500), des Services de l'exploitation SV (11 000) et d'Enseignement et bibliothéconomie EB (900).

Commission d'intérêt public

Si l'impasse persiste, la prochaine étape pourrait être celle d'une Commission d'intérêt public instaurée dans le cadre du processus de négociation sous l'ancien gouvernement conservateur, a rappelé M. Rousseau. 

Cette commission est formée de trois personnes et peut s'étendre sur plusieurs mois. À l'Agence du revenu du Canada, elle avait duré plus de quatre mois lors des dernières négociations.

En attendant, l'AFPC va se mettre à l'oeuvre dès maintenant pour préparer ses troupes. « Nous devons déjà commencer à penser à former nos équipes pour les lignes de piquetage et la grève », a souligné M. Rousseau.

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