L'écart salarial se creuse entre Québec et Ottawa

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Paul Gaboury
Le Droit

L'écart salarial entre les professionnels du gouvernement québécois et ceux du gouvernement fédéral ne cesse de se creuser pour atteindre maintenant plus de 23,3 %, et la situation risque de s'aggraver alors que les offres déposées par Québec dans le cadre des présentes négociations restent « faméliques ».

Richard Perron, président du Syndicat des professionnel(le)s du gouvernement Québec (SPGQ), était de passage à Gatineau, mercredi, pour y rencontrer les 250 professionnels du gouvernement québécois représentés par ce syndicat dans la région de l'Outaouais. Au Québec, le SPGQ compte au total 24 000 membres. M. Perron a dénoncé l'« injustice salariale » dont sont victimes les membres de son syndicat.

Dans le cadre des négociations actuelles, le gouvernement du Québec a envoyé le « pire signal » aux jeunes qui pourraient être intéressés par une carrière dans la fonction publique en offrant des augmentations de salaire « faméliques », a souligné M. Perron.

Plus difficile à accepter dans la région

La situation est encore plus difficile à accepter pour les professionnels québécois travaillant dans la région, selon M. Perron. « Vous pouvez avoir deux frères d'une même famille, avec le même niveau d'études, dont l'un travaille à Revenu Québec, et l'autre à Revenu Canada. Mais ce dernier gagne 40 000 $ de plus que l'autre. Et aujourd'hui, on apprend que Revenu Québec a de la difficulté à recruter de bons fiscalistes. On comprend pourquoi. Ici en Outaouais, c'est plus difficile, car les salaires sont nettement en bas du fédéral et même de l'Ontario qui sont près du fédéral », a expliqué M. Perron. 

Citant des chiffres de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), M. Perron a rappelé que la rémunération globale des professionnels québécois accuse un retard important depuis trop longtemps. Il y a trois ans, il avait aussi dénoncé la situation qui ne s'est pas améliorée alors que l'écart atteint désormais 23,3 %.

M. Perron a aussi souligné que cet écart ne tient pas compte du fait que les cotisations professionnelles versées par les comptables, psychologues, évaluateurs agréés et autres sont très souvent remboursées par le fédéral et non par le gouvernement québécois.

« Lors de la commission Charbonneau, on a compris qu'il fallait valoriser l'expertise des professionnels du gouvernement québécois à l'interne. Mais le gouvernement ne fait rien pour améliorer les conditions salariales des informaticiens, des comptables et autres professionnels qui vont plutôt au fédéral. Il faudrait se donner les moyens de les garder dans la fonction publique québécoise, comme l'avait promis le premier ministre Philippe Couillard », a ajouté M. Perron.

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