Un syndicat réclame l'embauche de 1500 scientifiques

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La présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada, Debi Daviau

Martin Roy, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Après dix ans de musellement et de compressions sous le gouvernement Harper, la science publique a besoin d'être reconstituée. Et pour y arriver, il faudrait qu'Ottawa embauche 1500 scientifiques, des ingénieurs, chercheurs et autres, pour répondre aux besoins qui ne font qu'augmenter, soutient l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC).

Dans sa soumission présentée dans le cadre de la consultation prébudgétaire 2017-2018, le syndicat de 55 000 scientifiques et professionnels du secteur public soutient que le budget 2016 aura été une « étape encourageante » pour la science gouvernementale.

Mais il souhaite maintenant que le gouvernement Trudeau en fasse plus et qu'il annonce dans son budget 2017-2018 l'embauche de 1500 scientifiques fédéraux « pour inverser l'impact des compressions dommageables » du gouvernement conservateur. Le nouveau gouvernement a clairement montré qu'« il prenait la science au sérieux » avec des investissements à Environnement et Changement climatique Canada, à Santé Canada, au Conseil national de recherche et à Pêches Océans. Mais le Canada a pris du retard par rapport à plusieurs pays dans l'innovation, soutient l'Institut professionnel. 

Le gouvernement devrait aussi augmenter les fonds affectés à des conférences scientifiques, et prévoir l'enchâssement de l'intégrité scientifique dans les conventions collectives, ce qu'il n'a pas encore accepté de faire.

« L'intégrité scientifique reste préoccupante puisque la mise en oeuvre est inégale et on empêche encore des scientifiques de participer à des conférences leur permettant d'avoir des discussions avec l'ensemble de la communauté scientifique », soutient le syndicat.

Le gouvernement devra désormais aussi y penser sérieusement avant de recourir à la sous-traitance plutôt qu'à son personnel pour des projets comme ceux touchant les courriels et le système de paye qui posent actuellement de sérieux problèmes et ne permettent pas les économies promises. 

En juin dernier, le gouvernement libéral avait annoncé la création d'un comité d'experts pour examiner l'aide fédérale aux sciences fondamentales. Ce nouveau conseil consultatif devra faire des recommandations d'ici la fin 2016 à la ministre fédérale des Sciences, Kirsty Duncan, pour améliorer les programmes fédéraux axés sur les sciences. Le comité de neuf experts est présidé par le Dr David Naylor, ancien recteur de l'Université de Toronto, et compte parmi ses membres Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec, et Art McDonald, ancien directeur de l'Observatoire de neutrinos de Sudbury.

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