La «tempête» Phénix fait souffrir les employés de Miramichi

Pour faire face à la tempête Phénix, Ottawa... (Ron Ward, Archives PC)

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Pour faire face à la tempête Phénix, Ottawa a mis sur pied cet été plusieurs petits bureaux satellites en appui à l'équipe de Miramichi et espère toujours régler les cas en arriéré d'ici la fin octobre.

Ron Ward, Archives PC

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Paul Gaboury
Le Droit

La tempête Phénix a frappé fort à Miramichi, au Nouveau-Brunswick, au point où l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) a dû demander l'aide de responsables en santé mentale.

Le syndicat a reçu de nombreux témoignages jugés bouleversants d'employés «submergés» de dossiers à traiter au nouveau centre de paie des fonctionnaires. La majorité de ces nouveaux agents de rémunération n'avaient jamais travaillé auparavant pour le gouvernement fédéral.

«La tempête Phénix a fait bien des victimes au pays. Elle a frappé très fort à Miramichi. Les employés du centre sont submergés. Ils travaillent de longues heures et font tout leur possible pour que leurs collègues reçoivent leur paie. Les employés à Miramichi ont le moral à terre», ont expliqué Robyn Benson, présidente de l'AFPC, et Donna Lackie, présidente du Syndicat des services gouvernementaux. 

Des employés en pleurs, «à bout de nerfs» 

Face à la situation à Miramichi, le syndicat a demandé au gouvernement d'y envoyer des professionnels de la santé mentale.

L'AFPC souligne que les employés sont découragés et ont peur de perdre leur emploi. «Ils sont fiers de travailler pour le fédéral, mais la pression est intolérable», souligne le syndicat des employés à Miramichi. 

Devant un comité parlementaire réuni à la fin juillet, l'AFPC avait rappelé qu'il avait demandé sans succès de ralentir la mise en oeuvre de Phénix. Pendant leur formation et les mises à l'essai, les conseillers en rémunération ne pouvaient pas se fier au système, en plus de ne pas pouvoir s'adresser à quelqu'un pour répondre à leurs questions, avait-on alors mentionné aux députés. 

Pour faire face à la tempête Phénix, Ottawa a mis sur pied cet été plusieurs petits bureaux satellites en appui à l'équipe de Miramichi et espère toujours régler les cas en arriéré d'ici la fin octobre. À Gatineau, une équipe de 130 employés a été créée.

L'AFPC soutient que cet objectif de la fin octobre n'est pas réaliste compte tenu de l'ampleur des problèmes liés à Phénix.

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