Fonctionnaires francophones: Lisée met Trudeau au défi

Le candidat à la chefferie du PQ, Jean-François... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Le candidat à la chefferie du PQ, Jean-François Lisée, était de passage à Gatineau mardi.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Le candidat à la chefferie du Parti québécois, Jean-François Lisée, met au défi le premier ministre canadien Justin Trudeau de respecter le droit des fonctionnaires fédéraux québécois à travailler en français.

Dans le cadre de la rencontre du caucus du PQ, qui se déroule à Gatineau jusqu'à mercredi, le député de Rosemont et candidat à la chefferie en a profité pour prendre la défense des fonctionnaires fédéraux francophones qui, malgré la Loi sur les langues officielles, doivent parler en anglais dans leur milieu de travail.

«La Loi sur les langues officielles était le grand projet de Pierre Elliot Trudeau. Près de 50 ans après son adoption, on peut confirmer que cette loi est un échec», a mentionné M. Lisée en entrevue au Droit.

Pour M. Lisée, le problème reste toujours le même, soit que les fonctionnaires fédéraux peuvent en théorie utiliser le français au travail, mais leurs interlocuteurs n'ont aucune obligation de les comprendre. 

La récente polémique au sujet de l'outil de traduction automatique est symptomatique du déclin de la «vision» du bilinguisme à Ottawa. «L'outil de traduction me rend nerveux. Imaginez, on pourrait déclencher une guerre par mégarde à la Défense nationale simplement avec une mauvaise traduction faite par un tel outil», a-t-il imagé. 

M. Lisée a donc invité Justin Trudeau à agir rapidement dans le dossier, comme il a pu se démarquer par son appui sans compromis à la diversité, aux Premières Nations et à la communauté LGBT. «Si M. Trudeau croit réellement à la diversité, il doit agir afin de garantir le droit des travailleurs québécois au sein de la fonction publique fédérale à travailler en français», a insisté M. Lisée.

En 1969, a tenu à rappeler M. Lisée, l'ancien ministre libéral Gérard Pelletier avait proposé la création d'unités de travail francophone au sein des ministères fédéraux. «À vous, M. Trudeau de trouver des solutions, mais l'équipe de votre père y avait pensé», a lancé M. Lisée. 

Dans «l'angle mort» de Justin Trudeau

Le candidat Lisée a aussi invité M. Trudeau à modifier la Loi sur les langues officielles pour faire reconnaître que la loi 101 s'applique aux 100 000 employés travaillant pour des entreprises sous juridiction fédérale

Il a aussi réclamé la juste part des investissements fédéraux qui prive, dit-il, le Québec de 4 milliards $ par an et 35 000 emplois directs.

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