«Le tsunami est loin d'être fini»

Le vice-président exécutif de l'Alliance de la fonction... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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Le vice-président exécutif de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) pour la région de la capitale nationale, Larry Rousseau.

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Paul Gaboury
Le Droit

Malgré les nombreuses mises en garde des syndicats faites au cours des derniers mois, le gouvernement libéral n'a pas réagi à temps pour freiner l'implantation de Phénix et ainsi prévenir le véritable tsunami de plaintes et de problèmes qui s'accumulent, déplore le vice-président exécutif de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) pour la région de la capitale nationale, Larry Rousseau.

Les causes de cette situation inacceptable sont multiples, croit le dirigeant syndical. En commençant par les conservateurs Stephen Harper et Tony Clement, qui « n'ont jamais écouté les avis des syndicats », en passant par de hauts fonctionnaires qui « ont obéi aux ordres de peur de perdre leur emploi s'ils avaient osé donner l'heure juste », et du gouvernement libéral qui n'a jamais voulu entendre raison « pour freiner l'implantation de la deuxième phase », en avril dernier. 

« On ne sait plus vraiment où ce tsunami va se terminer ni combien tout cela coûtera en frais de toutes sortes parce qu'on n'est seulement qu'au début », a commenté M. Rousseau.

À ses yeux, le gouvernement conservateur du premier ministre Stephen Harper est d'abord à blâmer pour avoir mis de l'avant ce projet pour des motifs politiques en disant qu'il ferait passer le nombre d'agents de 2500 à seulement 550. Il a aussi imposé un échéancier beaucoup trop serré pour un projet d'une telle envergure.

« Le gouvernement fédéral, c'est gros et c'est complexe. Mais l'ancien gouvernement Harper s'est fié au secteur privé et s'est entêté à faire miroiter que ce système coûterait moins cher. Il aurait dû y aller graduellement, par petits groupes de ministères à la fois, et mettre en oeuvre un nouveau système, par phase, sur cinq ans, pour voir s'il était possible de le faire. Maintenant, il faudra peut-être revenir en arrière, reprendre le vieux système ou repartir à zéro. Mais le gouvernement libéral se retrouve dans une situation incroyable. Et tout cela va coûter des millions et des millions. »

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