La garderie bilingue du pré Tunney restera ouverte

Ouverte en 1988, la Garderie Tunney's s'était fait... (Archives, LeDroit)

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Ouverte en 1988, la Garderie Tunney's s'était fait imposer un loyer de 82 000 $ pour la première fois en 2014, montant qui devait augmenter à 150 000 $ le 1er juillet. Un gel du loyer a été décrété jusqu'en 2019.

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Paul Gaboury
Le Droit

Menacée de fermeture, une garderie bilingue située dans un immeuble fédéral au pré Tunney à Ottawa restera finalement ouverte.

La Garderie Tunney's, fréquentée par 49 enfants - dont plusieurs francophones - dans un immeuble de Statistique Canada, faisait face à une importante hausse de loyer, comme l'ensemble des garderies situées dans des immeubles fédéraux au pays.

Ouverte en 1988, cette garderie s'était fait imposer un loyer de 82 000 $ pour la première fois en 2014, montant qui devait augmenter à 150 000 $ le 1er juillet. 

La directrice générale de la Garderie Tunney's, Carmen Perron, a confirmé au Droit lundi qu'un « gel de loyer » avait finalement été décrété jusqu'en mars 2019, ce qui va permettre à la garderie de poursuivre ses opérations. « Le gel du loyer jusqu'en 2019, c'est un grand soulagement pour tout le monde. Nous avons beaucoup de beaux projets à venir », a indiqué Mme Perron.

Un moratoire demandé

En mai dernier, l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) et 16 autres syndicats de la fonction publique fédérale avaient demandé au président du Conseil du Trésor, Scott Brison, un moratoire sur ces augmentations de loyer visant toutes les garderies situées dans des immeubles fédéraux du pays. 

Si la campagne menée par l'AFPC et les autres syndicats a permis de sauver la Garderie Tunney's jusqu'en 2019, d'autres, comme la garderie Tupper Tots d'Ottawa, ont déjà fermé leurs portes ou seraient encore menacées. 

Selon la présidente de l'AFPC, Robyn Benson, « la bataille est encore loin d'être gagnée ». 

Dans le cadre des présentes négociations avec le gouvernement, l'AFPC a d'ailleurs demandé la création d'un comité syndical-patronal qui serait chargé de se pencher sur les besoins des fonctionnaires fédéraux en matière de garde d'enfants. 

L'AFPC déplore que le nombre de garderies dans les milieux de travail fédéraux ne cesse de diminuer et demande aux libéraux de tenir leur promesse électorale « de faciliter l'accès à des services de garde abordables ».

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