Une autorité centrale pour les langues officielles

Le comité des langues officielles recommande au gouvernement libéral de donner... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Le comité des langues officielles recommande au gouvernement libéral de donner à une autorité centrale le mandat de s'assurer la mise en oeuvre de la Loi sur les langues officielles, notamment tout ce qui concerne le Bureau de la traduction.

Dans une série de recommandations, le comité soutient que le gouvernement fédéral devrait reconnaître le rôle essentiel que jouent la traduction et la profession de traducteur pour la dualité linguistique canadienne, en accordant « toutes les ressources financières nécessaires au Bureau de la traduction afin qu'il puisse offrir des services de traduction de "qualité supérieure", et qu'il mette sur pied "un programme afin de rétablir l'expertise perdue en matière de traduction technique, scientifique et multilingue".

Parmi les recommandations, le comité propose que tous les fonctionnaires aient une formation sur le rôle du BT et les obligations gouvernementales en matière de traduction.

Au sujet de l'outil automatique de traduction Portage, le comité a aussi fait la recommandation qu'il soit utilisé uniquement par les fonctionnaires fédéraux à des fins de compréhension et non pour diffusion de documents ou d'information publics ou internes. 

Cette demande a déjà été mise en oeuvre par la direction du Bureau de la traduction à la suite du tollé que son projet avait soulevé parmi les traducteurs, et de nombreux experts et défenseurs des droits linguistiques.

En réaction au rapport, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) trouve très encourageant le rapport sur le Bureau de la traduction notamment sur l'importance d'une autorité centrale pour les langues officielles. 

On réglerait beaucoup de problèmes de conformité des institutions fédérales si on désignait une entité gouvernementale qui a l'autorité nécessaire pour coordonner l'application et le plein respect des différentes parties de la Loi dans tout l'appareil fédéral et pour exiger des résultats à cet égard » a indiqué la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier. Au sujet de l'outil Portage, Mme Lanthier ajoute que « si certains fonctionnaires croient que la traduction automatisée est un moyen tout à fait acceptable de produire des communications bilingues, c'est souvent parce que personne ne leur a dit le contraire. »

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