L'AFPC veut du changement aux tables de négociations

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Plusieurs centaines de syndiqués ont déambulé sur la promenade du Portage, un des nombreux lieux de rassemblements prévus à l'occasion de cette journée d'action

Patrick Woodbury, LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

En prévision de la reprise des négociations prévue la semaine prochaine, les membres de l'AFPC sont descendus mercredi dans les rues d'Ottawa et de Gatineau - comme partout au pays - dans le but de lancer un message clair au gouvernement libéral pour qu'il modifie ses offres «recyclées» de l'ancien gouvernement conservateur concernant les salaires et les congés de maladie.

Plusieurs centaines de syndiqués ont déambulé sur la promenade du Portage, un des nombreux lieux de rassemblements prévus à l'occasion de cette journée d'action nationale de l'Alliance de la fonction publique du Canada.

Les membres de l'AFPC travaillent surtout pour les ministères fédéraux, Parcs Canada, l'Agence du revenu du Canada et l'Agence canadienne d'inspection des aliments.

«Lors des élections, les libéraux se sont fait élire en disant qu'ils allaient nous traiter avec respect. Où est le changement à la table? On ne l'a pas vu. Jusqu'à maintenant, nous n'avons eu que des journées ennuagées aux tables de négociations. Nous espérons maintenant que le soleil va percer les nuages. Nous avons le droit d'être traités convenablement, respectueusement et correctement», a lancé à la foule Larry Rousseau, vice-président exécutif de l'AFPC pour la région de la capitale nationale.

«Jusqu'à maintenant, la position du gouvernement sur le régime de congés de maladie qu'il souhaite remplacer par un régime d'assurance invalidité courte durée géré par le privé, et son offre de hausse salariale à 0,5%, 0,5% et 0,5%, est une insulte, a indiqué le dirigeant syndical. Les congés de maladie, c'est non négociable. Et les députés ont eu 2% d'augmentation annuelle, soit quatre fois plus que ce qui est offert aux employés. Ce n'est pas acceptable non plus.»

Au cours des derniers jours, le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, a confirmé la réinstauration des règles qui existaient avant l'adoption du projet de loi C-4 par les conservateurs, pour permettre aux syndicats de choisir librement entre l'arbitrage ou la conciliation et la grève.

Difficile de savoir toutefois si cette décision annonce un changement de ton ou de mandats aux tables concernant les congés de maladie et les salaires.

«Cela nous permet seulement de négocier d'égal à égal. Nous nous attendons maintenant à de vrais progrès aux tables», a indiqué M. Rousseau.

Vendredi, les membres de l'Institut professionnel de la fonction publique sont à leur tour invités à manifester à midi, coin Bank et Laurier, à Ottawa, pour une «convention équitable» lors la reprise des négociations prévue avec le Conseil du Trésor.

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