Traduction automatique: pour la «compréhension» seulement

Après plusieurs semaines de controverse, le Bureau de la traduction a... (Archives La Presse)

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Paul Gaboury
Le Droit

Après plusieurs semaines de controverse, le Bureau de la traduction a finalement décidé de limiter l'utilisation du nouvel outil de traduction automatique Portage à la «compréhension» seulement, et non à la «diffusion», a appris LeDroit.

Le Bureau de la traduction doit annoncer qu'il ira de l'avant avec l'implantation de l'outil Portage à l'ensemble de la fonction publique fédérale.

Prévu au début du mois d'avril, le projet avait été retardé pour des «raisons techniques» après plusieurs semaines de controverse. De nombreux universitaires et experts en traduction et en droit s'opposaient au projet en raison de l'utilisation proposée de cet outil développé par le Bureau de la traduction, en collaboration avec le Conseil national de recherches, et des dangers qu'il posait notamment sur les droits linguistiques des francophones.  

«Je suis très heureux que le Bureau de la traduction ait pris cette décision qui répond aux préoccupations que j'ai moi-même exprimées ces dernières semaines, et qui étaient aussi partagées par des professeurs, des traducteurs et autres experts, et les députés libéraux de la région. L'utilisation de l'outil de traduction automatique ne servira qu'à la compréhension des courriels dans les boîtes de messages et non à la diffusion, ce qui évitera bien des problèmes», a indiqué au Droit mardi le député libéral de Hull-Aylmer, Greg Fergus.

Table ronde sur la question

Lundi, lors d'une table ronde organisée à l'Université d'Ottawa sur les mérites et limites de la traduction automatique, plusieurs intervenants avaient exprimé l'avis que l'outil de traduction automatique Portage ne devait pas servir à la diffusion, mais plutôt à un usage personnel pour la compréhension de messages reçus.

«J'ai déjà parlé à plusieurs intervenants qui ont comparu devant le comité des langues officielles, et ils sont heureux de cette décision», a souligné le député Fergus.

Un avis indiquera très clairement aux fonctionnaires fédéraux qu'ils ne peuvent utiliser l'outil pour des messages qui seront diffusés.

«Il n'y aura pas de police pour surveiller les fonctionnaires, mais ceux qui l'utiliseront pour diffuser feront face aux conséquences. L'idée, c'est que les fonctionnaires qui ne peuvent écrire dans l'autre langue parce qu'ils ne sont pas bilingues devront recourir aux services de traducteurs professionnels lorsqu'ils devront envoyer un message dans l'autre langue. Il faut éviter que les fonctionnaires francophones reçoivent des courriels dans un français approximatif», a expliqué M. Fergus.

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