D'ex-agents de paye attendent leur chèque

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Jeudi, l'AFPC a de nouveau déploré des «ratés importants» de l'implantation de Phénix, qui est «incapable de traiter les demandes spéciales ou complexes».

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Des dizaines d'employés fédéraux qui travaillaient au service de la paye, avant d'être mis à pied par le gouvernement fédéral, en mars dernier, avec l'implantation du nouveau système Phénix, attendent depuis plusieurs semaines leur chèque de paye et de pension.

Et parce qu'ils ne sont plus des employés actifs du gouvernement, ils sont incapables d'obtenir des avances salariales de leur ancien ministère. «C'est incroyable ce que nous vivons», a raconté une ex-fonctionnaire fédérale, qui a préféré garder l'anonymat.

«J'ai donné ma vie à mon travail que j'aimais, poursuit-elle. Je me suis toujours assurée que les gens recevaient leur paye à temps. Moi, je n'ai pas voulu aller à Miramichi. On m'a congédiée, et je n'ai pas eu de paye depuis six semaines. En plus, je ne pourrai obtenir ma pension parce que le système n'est pas en mesure de corriger l'erreur qui a été faite de me couper mon salaire plusieurs semaines avant mon départ. J'en connais qui sont dans des situations encore pires, des femmes monoparentales qui n'ont aucun autre revenu avec des enfants.»

Jeudi, l'AFPC a de nouveau déploré des «ratés importants» de l'implantation de Phénix, qui est «incapable de traiter les demandes spéciales ou complexes». 

«Phénix ne reconnaît pas les horaires atypiques, il y a des erreurs de temps supplémentaires et du temps compensatoire, et dans plusieurs cas, les employés ne reçoivent pas leur relevé d'emploi. Certains employés n'ont jamais été payés parce que leur dossier avait été supprimé du système», a-t-on indiqué à l'AFPC.

Total: 527 plaintes officielles

Lors d'une autre mise à jour effectuée en milieu de semaine, les responsables de Phénix ont admis que des problèmes n'ont pas encore été réglés pour certains d'employés, incluant des personnes en congés de maternité et de nouveaux retraités.

Un sommet de 2471 appels a été atteint le 4 mai, à Miramichi, tandis que 527 plaintes officielles ont été enregistrées, une soixantaine de plus que la semaine dernière.

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