L'arrivée du système de paye Phénix inquiète l'AFPC

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L'AFPC souligne avoir sommé le gouvernement d'embaucher plus de personnel au centre des services de paye de Miramichi s'il ne peut retarder le transfert.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

En raison des nombreux problèmes liés à l'implantation du nouveau système de paye Phénix, l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) demande au gouvernement fédéral de repousser son déploiement.

Au début mars, 124 000 fichiers d'employés avaient été transférés à Phénix, mais les nombreuses plaintes reçues jusqu'à maintenant ont poussé l'AFPC à intervenir pour demander qu'on reporte la phase deux, et le transfert de 170 000 comptes additionnels prévu le 21 avril.

«Nous avons reçu plus d'une centaine de plaintes de nos membres, travaillant dans différents ministères, disant qu'ils n'ont pas été payés correctement depuis la mise en oeuvre du système en mars. Pour nous, la situation sera aggravée si l'on poursuit avec la deuxième phase tel que prévu», a indiqué au Droit Chris Aylward, vice-président exécutif national de l'AFPC. 

«Le ministère ne semble pas voir les choses de la même façon que nous, et ne voit pas pourquoi il reporterait la phase deux. Tout ce qu'on nous a dit, c'est qu'on ajouterait 40 personnes pour répondre aux appels de plaintes», a indiqué le dirigeant syndical après sa rencontre avec les représentants du ministère des Services publics et de l'Approvisionnement, responsable de Phénix.

Le syndicat souligne qu'il a sommé le gouvernement d'embaucher plus de personnel au centre des services de paye de Miramichi s'il ne peut retarder le transfert de nouveaux fichiers. Selon M. Aylward, il y aurait présentement un cumul de 120 000 comptes ou fichiers qui n'ont pas encore été traités.

«Nos membres de Miramichi font preuve de dévouement et d'ardeur au travail malgré l'immense pression qu'ils subissent. Ce n'est pas leur faute. Les problèmes viennent du système Phénix ou des ministères qui n'entrent pas les bonnes informations dans le système. Mais avant d'ajouter d'autres comptes, il faudrait régler les problèmes actuels», estime M. Aylward.

Après la première phase d'implantation en mars dernier, le ministère avait indiqué au Droit que «seuls quelques problèmes mineurs avaient alors été signalés» et corrigés rapidement.

Le ministère avait aussi indiqué qu'il avait mis en place les équipes nécessaires pour intervenir en cas de problèmes.

Le projet Phénix a nécessité cinq ans de préparatifs et des investissements de 300 millions $.

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