Le commissaire Fraser n'examinera pas la «machine à traduction» fédérale

Le bureau de Graham Fraser a laissé savoir... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le bureau de Graham Fraser a laissé savoir que le commissariat aux langues officielles n'a pas d'expertise particulière en traduction électronique.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Malgré la controverse et les inquiétudes soulevées depuis deux mois quant à son impact, le commissaire aux langues officielles Graham Fraser n'a pas l'intention «en ce moment» de faire une étude sur la «machine à traduction» du gouvernement fédéral, invoquant notamment le fait que son bureau ne possède pas l'«expertise» pour étudier la traduction électronique.

Mercredi dernier, le critique néodémocrate des langues officielles, François Choquette, avait indiqué au Droit qu'il souhaitait que le commissaire étudie les risques et les impacts de cet outil sur le respect de la Loi sur les langues officielles, notamment sur le chapitre 5 et la langue de travail dans les institutions fédérales. 

Le bureau de M. Fraser confirme que le député Choquette a parlé à un représentant du bureau pour une telle étude, mais qu'il n'en est pas question en ce moment.

«Non, nous n'avons pas entrepris de faire une étude sur cet outil, et n'avons pas l'intention de le faire en ce moment. Nous n'avons pas au Commissariat d'expertise particulière en traduction électronique» a indiqué Nelson Kalil, porte-parole du commissariat aux langues officielles dans un courriel transmis au Droit.

Une étude sur l'outil de traduction automatisé nécessiterait un plan de travail et des ressources incluant des experts en informatique. Une telle étude n'est donc pas dans les cartons au bureau du commissaire Fraser. Le mandat du commissaire Fraser, doit-on rappeler, prendra fin à l'automne et il prépare déjà la transition en vue de son départ.

Par ailleurs, sans être impliqué dans la gestion et l'évaluation du projet-pilote, le bureau du commissaire Fraser a été une des institutions fédérales qui y a eu accès. Plus de 300 fonctionnaires fédéraux ont eu accès à l'outil au cours de 2015 en prévision de son implantation à grande échelle. 

«Comme l'une des institutions à qui le Bureau de la traduction a offert l'accès dans le cadre du projet-pilote, nos employés peuvent fournir au Bureau de la traduction leurs réactions et commentaires afin d'améliorer l'outil», a-t-on indiqué au bureau de M. Fraser. 

Vendredi, le ministère des Services publics et de l'Approvisionnement a indiqué que le rapport sur les risques et impacts de ce projet-pilote serait disponible «dès qu'il sera finalisé». 

À moins de deux jours de son implantation prévue le 1er avril, la ministre Judy Foote a annoncé qu'elle sera plutôt faite «au moment le plus opportun». 

Des modifications visant «à améliorer la vitesse de réponse» et «à clarifier l'information s'adressant aux utilisateurs» devront être effectuées «au cours des prochaines semaines» avant la mise en service à l'échelle de la fonction publique.

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