Les syndicats saluent le «signal fort» du budget Morneau

La présidente de l'AFPC, Robyn Benson, entend talonner le... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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La présidente de l'AFPC, Robyn Benson, entend talonner le gouvernement pour s'assurer que les «effectifs nécessaires» soient disponibles.

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Paul Gaboury
Le Droit

Les syndicats du secteur public fédéral ont tous favorablement accueilli le premier budget du gouvernement Trudeau, indiquant qu'il marque «un point tournant après des années de coupes sauvages» sous le gouvernement conservateur.

«Les fonctionnaires fédéraux vont prêter main-forte pour qu'adviennent les changements annoncés par le fédéral. Il faut donc donner aux ministères les ressources dont ils ont besoin», a indiqué Robyn Benson, la présidente de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC). Le syndicat entend talonner le gouvernement pour s'assurer que les «effectifs nécessaires» seront disponibles.

La protection de la science et de l'intégrité scientifique, l'amélioration de l'équité fiscale et la réduction de la sous-traitance ont été traitées dans «une certaine mesure» par ce premier budget du gouvernement libéral. «Cependant, les effets cumulatifs des compressions imposées année après année par le gouvernement précédent sont si vastes que le gouvernement actuel a encore beaucoup de travail à faire s'il veut aider la fonction publique fédérale à rattraper le terrain perdu et jouer le rôle d'«agent du changement», a pour sa part souligné Debi Daviau, présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC).

La réduction de 210 millions $ pour les services professionnels externes reste «un geste symbolique positif» puisque le gouvernement dépense 10 milliards $ en sous-traitance. «Il y a encore beaucoup à faire pour réduire la dépendance du gouvernement à l'endroit de la sous-traitance, mais la fonction publique et le pays sont enfin de retour sur la bonne voie», a-t-elle expliqué.

De son côté, l'Association canadienne des employés professionnels (ACEP) voit dans ce budget «un signal fort que les services publics, assurés par une fonction publique non partisane, impartiale et capable d'analyses basées sur les faits, participent à la croissance économique du Canada». 

«Après une décennie où le rôle de la fonction publique avait été dénigré, c'est un signal que nous accueillons avec plaisir», a commenté la présidente de l'ACEP, Emmanielle Tremblay. Elle salue le réinvestissement dans plusieurs programmes, et l'intention du gouvernement de mettre en place des instruments de mesure de l'impact de ses dépenses et ses programmes. 

Toutefois, le budget ne contient rien pour le Bureau de la traduction, éprouvé depuis plusieurs années par une détérioration de son mandat et une baisse de ses ressources. «L'ACEP entend continuer à demander au gouvernement d'assurer que le Bureau ait le financement et les outils nécessaires pour assurer la dualité linguistique canadienne», a indiqué la présidente de ce syndicat qui compte au sein de son effectif les traducteurs du Bureau de la traduction.

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