Le budget marque «un point tournant» pour les fonctionnaires

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Les syndicats du secteur public fédéral estiment que le premier budget du gouvernement Trudeau marque «un point tournant après des années de coupes sauvages» sous le gouvernement conservateur.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Le Droit

Les syndicats du secteur public fédéral ont tous favorablement accueilli le premier budget du gouvernement Trudeau, indiquant qu'il marque «un point tournant après des années de coupes sauvages» sous le gouvernement conservateur, et envoie «un signal fort» en faveur des services publics.

«Les fonctionnaires fédéraux vont prêter main-forte pour qu'adviennent les changements annoncés par le fédéral. Il faut donc donner aux ministères les ressources dont ils ont besoin», a indiqué Robyn Benson. Selon l'AFPC, les promesses contenues dans le budget seront vaines «si le personnel ne peut suffire à la tâche» et le syndicat entend talonner le gouvernement pour s'assurer que les «effectifs nécessaires» seront disponibles après les coupes de 14,5 milliards$ et les pertes de 30 000 emplois sous les conservateurs qui ont réduit la capacité de la fonction publique à offrir des services de qualité.

La protection de la science et de l'intégrité scientifique, l'amélioration de l'équité fiscale et la réduction de la sous-traitance ont été traitées dans «une certaine mesure» par ce premier budget du gouvernement libéral. «Cependant, les effets cumulatifs des compressions imposées année après année par le gouvernement précédent sont si vastes que le gouvernement actuel a encore beaucoup de travail à faire s'il veut aider la fonction publique fédérale à rattraper le terrain perdu et jouer le rôle d'agent du changement», a souligné Debi Daviau, présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC).

La réduction de 210 millions$ pour les services professionnels externes reste «un geste symbolique positif» puisque le gouvernement dépense 10 milliards$ en sous-traitance. «Il y a encore beaucoup à faire pour réduire la dépendance du gouvernement à l'endroit de la sous-traitance, mais la fonction publique et le pays sont enfin de retour sur la bonne voie» a-t-elle expliqué.

«Un signal fort» selon l'ACEP

De son côté, l'Association canadienne des employés professionnels (ACEP) voit dans ce budget «un signal fort que les services publics, assurés par une fonction publique non partisane, impartiale et capable d'analyses basées sur les faits, participent à la croissance économique du Canada». 

«Après une décennie où le rôle de la fonction publique avait été dénigré, c'est un signal que nous accueillons avec plaisir», a commenté la présidente de l'ACEP, Emmanielle Tremblay. Elle salue le réinvestissement dans plusieurs programmes, et l'intention du gouvernement de mettre en place des instruments de mesure de l'impact de ses dépenses et ses programmes. 

Toutefois, le budget ne contient rien pour le Bureau de la traduction, éprouvé depuis plusieurs années par une détérioration de son mandat et une baisse de ses ressources. «L'ACEP entend continuer à demander au gouvernement d'assurer que le Bureau ait le financement et les outils nécessaires pour assurer la dualité linguistique canadienne» a souligné la présidente de l'ACEP, syndicat qui compte au sein de son effectif les traducteurs du Bureau de la traduction.

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