Les services publics de retour sur les rails

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Le gouvernement a déjà annoncé le rétablissement du questionnaire long du recensement, et entend appuyer davantage Statistique Canada «pour qu'il puisse améliorer notre compréhension des problèmes importants et qu'il nous aide à prendre de meilleures décisions», a indiqué le ministre des Finances, Bill Morneau.

Adrian Wyld, PC

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Paul Gaboury
Le Droit

Le premier budget du gouvernement Trudeau prévoit remettre sur les rails plusieurs services publics décimés par les compressions du gouvernement conservateur, notamment à l'Agence du revenu du Canada, à l'assurance emploi, à Immigration et Anciens combattants Canada.

Du même souffle, le gouvernement s'est engagé à éliminer le gaspillage et les initiatives jugées inefficaces. Comme première étape, le budget prévoit des réductions de 221 millions $ par année au chapitre des services professionnels, des déplacements et des publicités gouvernementales. Sous la direction du président du Conseil du Trésor, Scott Brison, le gouvernement ciblera d'autres changements pour mieux harmoniser les dépenses avec les priorités du gouvernement. 

L'Agence du revenu du Canada arrive en tête des institutions ciblées pour améliorer les services à la clientèle, alors que le gouvernement investira 186 millions $ sur cinq ans dès cette année, et 14 millions $ par année par la suite, pour améliorer les services téléphoniques notamment. 

«Le fait d'investir dans l'amélioration des services téléphoniques permettra de réduire les périodes d'attente et la frustration pour des millions d'appelants», a indiqué le ministre Morneau.

L'ARC pourra aussi prendre l'initiative de communiquer avec les particuliers admissibles qui ne se prévalent pas de certaines prestations fiscales.

À la Défense nationale, le gouvernement remet à plus tard les fonds de 1,6 milliard $ sur deux ans destinés au renouvellement des grands équipements, y compris les CF-18 et les navires de guerre. Il prévoit quand même 200 millions $ pour divers projets d'infrastructures sur les bases et autres propriétés des Forces.

Le programme de contestation judiciaire, partiellement coupé par l'ancien gouvernement conservateur, sera rétabli avec de nouveaux fonds de 12 millions $ sur cinq ans, portant le financement annuel à 5 millions $.

Services partagés Canada

Pour appuyer les changements déjà en cours dans les technologies de l'information, sévèrement critiqués par le vérificateur général Michael Ferguson, le gouvernement prévoit 384 millions $ pour 2016-17 et 2017-2018. L'argent permettra de soutenir la transformation des systèmes, les centres de données et les réseaux de télécommunications du gouvernement. Une somme de 75 millions $ est également prévue pour le remplacement des plateformes des services administratifs. 

Par ailleurs, le gouvernement a réservé 500 millions $ sur deux ans pour appuyer le processus de gestion du Conseil du Trésor, et a ciblé la Gendarmerie royale du Canada et la Garde côtière comme nécessitant des fonds additionnels pour la prestation de services essentiels. «Au fur à mesure que des décisions sont prises, elles seront présentées au Parlement», indique le budget sans plus de détails. Le gouvernement a déjà annoncé le rétablissement du questionnaire long du recensement, et entend appuyer davantage Statistique Canada «pour qu'il puisse améliorer notre compréhension des problèmes importants et qu'il nous aide à prendre de meilleures décisions», a indiqué le ministre des Finances, Bill Morneau.

Le budget prévoit rouvrir les neuf bureaux régionaux de services d'Anciens combattants, tel que promis pendant la campagne électorale, et des améliorations de l'aide financière aux vétérans qui devrait s'élever à 5,6 milliards $ sur six ans.

Les fonctionnaires devront patienter

Si l'ère des compressions budgétaires et des abolitions de postes semble derrière eux, les fonctionnaires fédéraux devront encore patienter pour savoir ce que le gouvernement libéral leur réserve quant au renouvellement des conventions collectives, mais aussi quel niveau de personnel sera nécessaire pour remplir les mesures contenues dans ce budget. 

«Nous accueillons favorablement ce budget parce qu'il prévoit des investissements importants. Toutefois, notre préoccupation touche le niveau de personnel nécessaire pour livrer la marchandise. Le gouvernement ne dit pas clairement s'il va procéder à des embauches et nous avons bien l'intention de poser des questions à ce sujet au cours des prochaines semaines», a réagi Larry Rousseau, vice-président exécutif de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) pour la région de la capitale nationale. 

Dans son premier budget, le ministre des Finances Bill Morneau s'est contenté de réitérer les engagements de «négocier de bonne foi» avec les syndicats du secteur public fédéral afin d'en arriver à «des ententes qui sont équitables pour les fonctionnaires et les Canadiens». Sans donner plus de détails, le ministre a rappelé que le gouvernement a déjà abrogé d'importants projets de loi touchant les syndicats adoptés par l'ancien gouvernement.  

L'AFPC salue le retrait de l'économie de 900 millions $ prévue pour le changement du régime de congés de maladie, et la décision de couper 221 millions $ de services professionnels. «Est-ce que cela signifie que ces contractuels ou consultants seront embauchés à l'interne pour effectuer le travail? Le budget ne le dit pas», a souligné M. Rousseau.

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