Critiques interdites sur les réseaux sociaux

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Les fonctionnaires fédéraux n'ont pas le droit de critiquer publiquement leurs gestionnaires sur Facebook ou Twitter, par exemple, avertit le ministère des Services publics et de l'Approvisionnement.

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Paul Gaboury
Le Droit

Les employés fédéraux ne peuvent se servir des médias sociaux pour critiquer les décisions prises par leur employeur.

C'est l'avertissement qu'a lancé le ministère des Services publics et de l'Approvisionnement aux employés fédéraux qui utiliseraient ces jours-ci les médias sociaux pour faire part de leur mécontentement, notamment sur la situation au Bureau de la traduction. 

Sous le couvert de l'anonymat, un employé se disant «désespéré» a indiqué au Droit, mardi, qu'une «chasse aux délinquants» était lancée pour trouver les employés qui utilisent les médias sociaux pour commenter les décisions prises par la direction du Bureau de la traduction, notamment sur l'outil de traduction automatique qui est au coeur d'une controverse et de récents débats à la Chambre des communes.

Invité à réagir, le ministère des Services publics et de l'Approvisionnement, responsable du Bureau de la traduction, n'a pas voulu confirmer au Droit si des employés ont été sanctionnés jusqu'à maintenant pour des commentaires émis sur les réseaux sociaux. 

Toutefois, le ministère a rappelé aux fonctionnaires que les règles d'éthique en vigueur dans la fonction publique fédérale leur interdisent d'utiliser les réseaux sociaux pour émettre des critiques sur les gestionnaires.

«Le gouvernement du Canada a mis en place plusieurs mécanismes qui permettent aux employés de fournir de la rétroaction directe ou indirecte à ses cadres. L'utilisation des médias sociaux à cette fin contrevient aux règles d'éthique établies dans la fonction publique. Cette politique n'est pas en vigueur uniquement dans la fonction publique, mais aussi auprès de bien d'autres employeurs», a indiqué dans un courriel Jessica Kingsbury, porte-parole de Services publics et Approvisionnement Canada.

Avertissement des syndicats 

Dans un avis sur l'utilisation des médias sociaux, en 2012, les principaux syndicats du secteur public fédéral avaient recommandé à leurs membres utilisateurs de Facebook et Twitter de se servir d'un ordinateur domestique et d'une adresse de courriel personnelle, et d'éviter de faire des commentaires visant des particuliers ou des ministères précis. On y indiquait qu'ils n'étaient pas à l'abri de la surveillance de l'employeur simplement parce que leur profil était protégé par des filtres de confidentialité. 

L'avis mettait aussi en garde les employés contre les conséquences graves pour les employés qui seraient reconnus coupables de conflits d'intérêts ou de pas avoir suivi les codes et lois. Dans ces cas, l'avis rappelait que les employés risquaient des mesures disciplinaires, pouvant aller «jusqu'à la destitution», et les invitait à faire preuve «d'autant de professionnalisme» en participant à cette campagne que dans leurs fonctions pour l'employeur.

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