Congés de maladie et traduction: MacKinnon «confiant» et «vigilant»

«Nous avons promis de dialoguer avec les syndicats... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

Agrandir

«Nous avons promis de dialoguer avec les syndicats et c'est ce que nous allons continuer à faire», répète le député Steve MacKinnon.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Paul Gaboury
Le Droit

Malgré la réaction initiale plutôt négative des syndicats, le député fédéral de Gatineau, Steve MacKinnon, se dit toujours «confiant» que l'enjeu des congés de maladie pourra se régler par la voie de la négociation avec les syndicats de fonctionnaires.

La semaine dernière, le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, a surpris les syndicats de l'Alliance de la fonction publique fédérale en présentant une proposition «presque identique» à celle du gouvernement conservateur pour instaurer un nouveau régime d'assurance invalidité à court terme à la place du régime actuel de congés de maladie.

Les syndicats ont utilisé l'expression «même rengaine que celle des conservateurs» pour décrire l'offre faite sur les congés de maladie par le gouvernement de Justin Trudeau.

Sans vouloir commenter l'offre déposée aux tables, le député MacKinnon soutient qu'il faut laisser les négociations se poursuivre avant d'arriver à toute conclusion. «M. Brison a toute notre confiance. On parle ici de caractérisation de l'offre. Comme dans toute négociation, ce n'est pas facile. Il va y avoir du va-et-vient. Ils vont négocier, mais nous ne sommes pas en train d'imposer un régime», a-t-il souligné.

«Nous avons promis de dialoguer avec les syndicats et c'est ce que nous allons continuer à faire. Je me réjouis de la bonne relation que nous avons établie. De manière générale, la discussion est très positive jusqu'à maintenant», ajoute le député MacKinnon, qui préside le caucus des quatre députés libéraux fédéraux de l'Outaouais.

Depuis l'élection, le gouvernement libéral a posé plusieurs gestes en abolissant les lois anti-syndicales concernant la transparence (C-377) et le droit de s'organiser (C-525).

«De plus, nous sommes déterminés à rayer les mesures de la loi budgétaire mammouth C-59 permettant au gouvernement d'imposer un nouveau régime d'assurance invalidité. Pour moi, c'est promesse tenue», mentionne-t-il.

Outil de traduction

Par ailleurs, le député MacKinnon affirme que l'«heure est à la vigilance» avec l'outil de traduction automatique qui sera implanté sur les postes de travail de tous ses fonctionnaires à compter du 1er avril.

«Dès le début, j'ai mentionné qu'il n'est pas question de reculer sur les langues officielles, a indiqué le député. Nous avons demandé un breffage à la ministre, mais nous n'avons pas encore eu de démonstration du logiciel (de traduction automatique). On nous assure qu'il s'agit d'un outil qui ne sera pas utilisé pour la traduction de documents publics et officiels. Évidemment, il faut que l'on soit vigilant afin que la qualité du français soit respectée. J'ai noté les commentaires du commissaire aux langues officielles qui va faire preuve de la même vigilance», a commenté le député MacKinnon.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer