Services partagés Canada: l'IPFPC a sonné l'alarme

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La présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada, Debi Daviau

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Paul Gaboury
Le Droit

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) a sonné l'alarme à maintes reprises, pour dénoncer les problèmes liés à la transformation des services informatiques à Services partagés Canada (SPC).

Pour la présidente de l'Institut, Debi Daviau, les ratés dans la gestion soulevés dans le rapport du vérificateur général Michael Ferguson, déposé mardi, ne devraient surprendre personne.

«L'incapacité à moderniser correctement l'infrastructure informatique, à mesurer la satisfaction des ministères partenaires et à passer du système de courriel fédéral à un nouveau système en respectant le calendrier prévu est attribuable au recours excessif du gouvernement précédent à la sous-traitance et à son approche butée en matière de changements organisationnels», déplore Mme Daviau, dont le syndicat représente 3400 employés du Groupe systèmes d'ordinateurs travaillant à SPC.

À la suite du rapport du vérificateur, le gouvernement libéral a indiqué qu'un nouveau plan serait déposé à l'automne. La présidente de l'Institut l'invite «à changer l'approche» afin d'impliquer les fonctionnaires fédéraux dans la «réparation du système».

«Nous soutenons depuis longtemps que le gouvernement a l'expertise pour résoudre la majorité des problèmes, mais jusqu'ici, il refusait d'écouter les professionnels qu'il emploie», a martelé Mme Daviau.

Plusieurs dénonciations

Dès juillet 2012, le syndicat avait déploré la décision du gouvernement Harper de confier à l'entreprise privée le contrat pour la mise en oeuvre du nouveau système de courriel.

L'année suivante, l'Institut a d'ailleurs qualifié d'«insulte» et de «véritable attaque» contre les fonctionnaires fédéraux l'octroi de ce contrat de 398 millions $ sur sept ans à BCE (Bell) et CGI pour le nouveau système de courriel, soulignant que Services partagés Canada disposait déjà «à l'interne» de toutes les compétences et les ressources humaines nécessaires pour réaliser le projet.

En octobre 2014, l'Institut a même demandé à la Commission de la fonction publique de piloter «un audit sans précédent» sur les pratiques de sous-traitance pour combler des postes à temps plein et de longue durée à Services partagés Canada.

Des centaines d'agents contractuels avaient été embauchés sur une période de douze mois, au coût de 238 millions $, laissant croire que des milliers d'agents contractuels travaillaient alors au ministère.

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