Une «chose courante» pour combler les vides

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Plus de 60% des répondants au sondage ont indiqué qu'il y avait des travailleurs contractuels en informatique dans leur équipe ou unité de travail.

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Paul Gaboury
Le Droit

Le recours à la sous-traitance et aux travailleurs contractuels pour les services informatiques est «chose courante» pour combler les vides laissés par les programmes de réduction des effectifs dans la fonction publique fédérale, révèle un sondage de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC).

Puisque le budget de sous-traitance est séparé du budget de dotation, les gestionnaires peuvent maintenir le niveau de main-d'oeuvre nécessaire sans donner l'impression d'embaucher du personnel.

Pire encore, 80% des répondants ont déclaré que les travailleurs contractuels font le même travail qu'eux ou que certains de leurs collègues, révèle la consultation à laquelle plus de 3 500 membres spécialistes des services informatiques (groupe CS) ont répondu en mai et juin 2015.

Plus de 60% des répondants ont indiqué qu'il y avait des travailleurs contractuels en informatique dans leur équipe ou unité de travail.

Ces travailleurs sont connus de tous, parce qu'ils le disent eux-mêmes ou parce que les gestionnaires les présentent ainsi.

De plus, le quart des répondants ont indiqué qu'ils travaillent étroitement «avec plus de six travailleurs contractuels», alors que 20% ont déclaré qu'il y a des travailleurs contractuels dans leur milieu de travail «depuis au moins dix ans».

Le recours à la sous-traitance a pris de l'ampleur avec les compressions budgétaires du gouvernement conservateur de Stephen Harper. Ainsi, près de la moitié des participants ont répondu que leur présence s'est accrue ces trois dernières années.

Justifications

Pour justifier le recours à la sous-traitance, les gestionnaires évoquent les pratiques des ressources humaines internes «qui sont longues, laborieuses et compliquées», rappelle-t-on à l'Institut professionnel.

De plus, le syndicat souligne que le gel d'embauche, le réaménagement des effectifs et le Plan d'action pour la réduction du déficit et de la taille de la fonction publique ont laissé de nombreux postes vacants alors que la charge de travail demeure élevée. Pour combler les vides, les différents ministères embauchent des travailleurs contractuels.

«Pour faire de vrais progrès sur la question de la sous-traitance, des progrès que nous ferons en 2016, des données fiables et des arguments solides sont essentiels», a déclaré la présidente de l'Institut, Debi Daviau, qui entend utiliser les résultats de ce sondage dans le cadre des négociations collectives avec le gouvernement.

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