Plaidoyer pour le retour du «bilinguisme à la Trudeau»

Le nouveau premier ministre Justin Trudeau devrait revenir «au bilinguisme à la... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Le nouveau premier ministre Justin Trudeau devrait revenir «au bilinguisme à la Trudeau» mis en oeuvre par son père, en imposant des normes «plus exigeantes» pour mettre fin aux «pratiques abusives» de rémunération de certaines agences privées qui embauchent des interprètes et des traducteurs.

À la veille de l'assermentation du nouveau cabinet, l'Association canadienne des interprètes de conférence (AIIC Canada) a fait une sortie publique mardi pour dénoncer le fait que des interprètes embauchés par des agences privées doivent attendre parfois plusieurs mois avant d'être rémunérés, une situation soulevée récemment par la CBC et le Toronto Star.

«Nous croyons que la situation soulevée dans ces reportages n'est que la pointe de l'iceberg, a indiqué au Droit Nicole Gagnon, interprète agréée et membre de l'AIIC d'Ottawa. L'AIIC compte plus de 3000 membres au Canada et dans le monde entier, dont une quarantaine dans la région de la capitale nationale.

Réduire les coûts

À la suite des compressions exercées par le gouvernement fédéral, particulièrement au cours de la dernière décennie, les ministères et les organismes gouvernementaux ont dû trouver des solutions peu coûteuses pour combler leurs besoins en matière de traduction et d'interprétation. De plus, soutient l'AIIC, la profession d'interprète est minée par l'absence de réglementation.

Plusieurs agences abusent en ne payant pas dans des délais raisonnables les personnes qu'elles embauchent comme interprètes, en particulier les nouveaux immigrants qui offrent des services en langues étrangères, explique Mme Gagnon.

Les pratiques déloyales de travail et toute autre mesure de fournisseurs de services linguistiques visant à dévaluer les compétences de néo-Canadiens qui devraient bénéficier de l'égalité des chances et de bonnes normes de travail doivent être dénoncées, ajoute Mme Gagnon.

Selon l'AIIC, le gouvernement doit obliger ses fournisseurs à lui rendre des comptes et doit prendre les mesures qui s'imposent pour s'assurer que tous respectent les règles du jeu scrupuleusement.

«Nous demandons aux interprètes qui vivent de telles situations - comme attendre d'être payés pendant trois, quatre ou même douze mois - de les dénoncer auprès des autorités, au ministère du Travail et l'Agence du revenu du Canada», a indiqué Mme Gagnon.

L'AIIC espère que le gouvernement de Justin Trudeau prendra l'engagement indéniable de son père Pierre, à l'endroit du bilinguisme au sein du Parlement et du gouvernement afin de rétablir la réputation du Bureau de la traduction à l'échelle internationale.

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