Une soupe populaire... contre l'austérité

Drapeaux à la main, les syndiqués ont manifesté... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Drapeaux à la main, les syndiqués ont manifesté leur frustration sur l'heure du lunch devant les bureaux de Maryse Gaudreault mardi.

Etienne Ranger, LeDroit

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Mama Afou
Le Droit

Les syndicats du Front commun de la région se sont mobilisés mardi en organisant une soupe populaire devant le bureau de la députée de Hull, Maryse Gaudreault.

Par ce geste symbolique, les syndicats souhaitent sensibiliser la population aux mesures d'austérité du gouvernement libéral, qui affectent notamment les services publics.

«On va multiplier ce type de manifestation et on espère que ça va faire des pressions suffisantes pour que le gouvernement entende raison et qu'il révise sa position», explique Michel Quijada, président du Conseil central des syndicats nationaux de l'Outaouais (CSN).

Mardi midi, près d'une cinquantaine de travailleurs de la fonction publique ont profité de l'heure du lunch pour protester contre les mesures du gouvernement libéral. «C'est pour améliorer nos conventions collectives qu'on se mobilise. On nous offre toujours en bas de l'indexation du coût de la vie; on est encore deux fois 0% à chaque convention», regrette la fonctionnaire Lucie Lavoie. 

Plusieurs perturbations symboliques semblables auront lieu dans la province. Les syndicats espèrent par ces gestes faire bouger la position du gouvernement Couillard, à l'aube du renouvellement des conventions collectives. «On veut mettre la pression sur le gouvernement pour que ça débouche sur une convention collective négociée et non imposée», précise Dino Lemay, conseiller régional Outaouais de la FTQ.

Les syndicats prévoient déjà des journées de grève, si le gouvernement reste campé sur ses positions. Toutefois, ils gardent bon espoir que la situation se débloque. «Personne ne veut aller en grève, bien qu'on ait des mandats de 95% et plus dans la province, explique Dino Lemay. L'enjeu, ce n'est pas de faire la grève, l'enjeu, ici, c'est de faire raisonner ce gouvernement-là et de donner des conditions de travail et des salaires décents aux 400 000 fonctionnaires québécois ».

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