Le niqab, un problème «créé de toutes pièces», dit l'AFPC

La présidente de l'AFPC, Robyn Benson... (Archives, LeDroit)

Agrandir

La présidente de l'AFPC, Robyn Benson

Archives, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Paul Gaboury
Le Droit

En soulevant la possibilité d'interdire le niqab dans la fonction publique, le chef conservateur Stephen Harper «crée un problème de toutes pièces», selon la présidente de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), Robyn Benson.

Mercredi, des dirigeants syndicaux du secteur public fédéral avaient été invités à se prononcer, lors d'un point de presse, sur la question du niqab. Ils avaient indiqué que ce n'était pas un enjeu de la présente campagne électorale, affirmant qu'ils ne connaissent pas une femme portant le niqab au sein de la fonction publique fédérale.

La présidente Benson en a rajouté sur le site Web de l'AFPC, dans un message où elle affirme que personne n'a jamais soulevé cette question au sein de la fonction publique.

«Il y a longtemps que je travaille pour le gouvernement et que je représente les membres de l'Alliance de la fonction publique du Canada. Jamais je n'ai entendu quelqu'un - fonctionnaire, gestionnaire ou membre du public - se plaindre ou s'inquiéter du niqab. Ce n'est pas un problème», écrit la présidente nationale de l'AFPC, le plus important syndicat du secteur public fédéral, avec un effectif de 175 000 membres.

L'interdiction de porter un symbole religieux dans la fonction publique va à l'encontre des conventions collectives et de la Loi canadienne sur les droits de la personne, a par ailleurs rappelé Mme Benson.

Elle ajoute que «les conservateurs de Stephen Harper prennent un malin plaisir à détourner l'attention des vrais enjeux électoraux».

«La vérité, c'est que des millions de Canadiens subissent l'impact des coupes irréfléchies de ce gouvernement, poursuit-elle. Le bilan désastreux des conservateurs se fait sentir d'un bout à l'autre du pays. La fonction publique a été amputée et le moral est à plat depuis trop longtemps. Les élections tombent à point, parce qu'elles nous permettront de changer les choses. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer