L'AFPC retourne négocier mardi

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Le vice-président de l'AFPC Chris Aylward (droite) dit que le gouvernement manque de respect à ses membres.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Alors que les négociations entre l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) et le Conseil du Trésor doivent reprendre mardi, les syndicats du secteur public fédéral ont lancé un appel à leurs membres pour boycotter, encore une fois cette année, la Semaine nationale de la fonction publique, qui débute dimanche.

Tout au long de ce boycott, les syndicats organiseront diverses activités et manifestations partout au pays, incluant dans la région de la capitale nationale. Dès lundi, l'Association canadienne des employés professionnels (ACEP) manifestera devant le bureau du premier ministre, à midi. Les syndiqués ont aussi été invités à apposer des autocollants, porter des macarons et afficher sur les médias sociaux des messages portant le mot « RESPECT ».

« Le gouvernement organise des activités pour souligner le travail de ses employés. Mais en même temps, il prend plusieurs mesures contre ses employés en les méprisant, en disant qu'ils ne sont pas assez productifs. Alors, nous allons boycotter ces activités du gouvernement pour envoyer un message clair que nous n'acceptons pas ce manque de respect », a indiqué Chris Aylward, vice-président exécutif national de l'AFPC.

Il y a déjà deux ans, lors de la Semaine nationale de la fonction publique de 2013, le ministre Tony Clement avait confirmé l'intention du gouvernement de modifier le régime de congés de maladie des employés fédéraux, en déclarant que les employés en prenaient trop et que leur régime coûtait trop cher. Il avait alors avancé quelques chiffres (18 congés de maladie par année), qui ont par la suite été réfutés par divers intervenants, dont le directeur parlementaire du budget.

« On ne sait jamais à quoi nous attendre avec ce gouvernement. Mais peut-être que M. Clement a appris sa leçon et qu'il sera plus prudent avant de parler. Chaque fois qu'il a avancé des chiffres, il a été contredit, notamment par le directeur parlementaire du budget, qui a démontré que le régime actuel de congés de maladie ne représente pas un coût significatif pour les ministères », a rappelé M. Aylward.

Reprise des négos mardi

Mardi, l'AFPC, qui représente plus de 110 000 syndiqués de divers groupes d'employés fédéraux dans cette ronde, retourne négocier. Des séances sont prévues pour trois journées, jusqu'à jeudi. En mai dernier, ses équipes de négociations ont boycotté les séances prévues pour protester contre le projet de loi C-59, qui confirmait la volonté du gouvernement Harper d'imposer un nouveau régime de congés de maladie en passant outre aux négociations en cours.

« Cette fois, nous retournons à la table et allons demander des normes minimales de conditions de travail dans les centres d'appels de divers ministères fédéraux », a confirmé au Droit M. Aylward. Le syndicat veut améliorer les conditions de travail dans ces centres en exigeant des ressources suffisantes et de meilleures conditions à ceux qui offrent des services à la clientèle.

En avril, l'AFPC et le gouvernement avaient conclu une entente pour mettre sur pied un comité mixte sur la mise en oeuvre de la Norme nationale sur la santé et la sécurité psychologique en milieu de travail, un des principaux enjeux du syndicat dans cette ronde.

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