Robyn Benson réélue à la tête de l'AFPC

La présidente Robyn Benson devrait jouer un rôle prépondérant... (PATRICK WOODBURY, Archives LeDroit)

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La présidente Robyn Benson devrait jouer un rôle prépondérant dans le front commun syndical pour chasser le gouvernement Harper du pouvoir.

PATRICK WOODBURY, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Alors qu'il se prépare à lancer une campagne de 5 millions $ pour chasser du pouvoir le gouvernement Harper, le plus important syndicat du secteur public fédéral a choisi la stabilité en réélisant les mêmes deux leaders nationaux pour un autre mandat.

Robyn Benson a été réélue sans opposition présidente nationale de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) lors du 17e congrès triennal du syndicat, qui se déroule à Québec. Idem pour le vice-président exécutif national, Chris Aylward, réélu pour un autre mandat de trois ans.

Les congressistes ont aussi élu une figure bien connue dans la région à un des trois postes de leaders nationaux en choisissant Larry Rousseau au poste de vice-président national suppléant.

Selon les statuts de l'AFPC, M. Rousseau remplacera le vice-président exécutif national si celui-ci quitte ses fonctions. Il pourra donc continuer à occuper ses fonctions de vice-président exécutif pour la région de la capitale nationale tant qu'il n'est pas appelé à assumer la fonction de vice-président national.

Depuis l'élection de la présidente Benson, une unilingue anglophone, M. Rousseau est devenu le porte-parole francophone du syndicat dans les médias et lors des rassemblements de l'AFPC dans la région.

Une campagne de 5 millions $

En début de semaine, les congressistes ont adopté à l'unanimité une résolution d'urgence qui permet au syndicat de puiser 5 millions $ dans ses fonds excédentaires pour une campagne dans laquelle les membres seront invités à élire un gouvernement fédéral qui respecte les services publics et les droits des syndicats. 

La présidente Benson devrait jouer un rôle prépondérant dans le front commun syndical pour chasser le gouvernement Harper du pouvoir. 

Les syndicats ont décidé de travailler ensemble et ont conclu un pacte pour défendre leur droit à la négociation et le maintien du régime de congés maladie que le gouvernement Harper s'est engagé à modifier pour un régime d'assurance invalidité à court terme.

Les 17 syndicats ont réitéré ce pacte au lendemain du dépôt du dernier budget fédéral dans lequel le gouvernement Harper a prévu économiser 900 millions $, dès 2015-2016, en éliminant les banques de congés maladie des employés fédéraux, un enjeu qui reste pourtant encore à négocier avec les syndicats.

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