L'AFPC adopte une résolution d'urgence

«Il est temps de se donner un gouvernement... (PATRICK WOODBURY, Archives LeDroit)

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«Il est temps de se donner un gouvernement qui choisit l'égalité comme priorité», a insisté la présidente Robyn Benson.

PATRICK WOODBURY, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Les délégués au 17e Congrès triennal de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) ont amorcé leurs délibérations hier à Québec en adoptant une résolution d'urgence pour protéger leur droit à la négociation et les congés de maladie.

Le syndicat voulait ainsi réagir rapidement au récent budget fédéral dans lequel le gouvernement Harper a prévu de rayer 900 millions$ de sa colonne des dépenses avec l'abolition des banques de congés de maladie des employés fédéraux dès 2015-2016 alors que les négociations sur cette question sont toujours en cours.

«Le gouvernement veut imposer un régime d'assurance invalidité de courte durée qui est malavisé. Il obligerait ainsi les travailleurs à faire un choix déchirant: se présenter au travail même quand ils sont malades ou ne pas être payés. Par cette résolution, le syndicat réaffirme sa volonté de défendre les droits syndicaux, tant maintenant que pour l'avenir», indique l'AFPC.

Cette dernière et 16 autres syndicats du secteur public fédéral ont d'ailleurs réagi en confirmant leur intention de lutter ensemble contre cette volonté gouvernementale qui porte, selon eux, atteinte à leur droit de négocier confirmé récemment par un jugement de la Cour suprême du Canada.

Benson se représente

Dans le cadre de ce congrès triennel qui se terminera vendredi, la présidente de l'AFPC, Robyn Benson, sollicite un autre mandat à la tête du plus important syndicat du secteur public fédéral, elle qui avait été élue lors du dernier congrès triennal à Ottawa.

Jusqu'à maintenant, elle n'a pas d'opposant dans cette course, et à moins d'une candidature de dernière minute, elle devrait être réélue pour un autre mandat de trois ans au moment où le syndicat est en négociations pour le renouvellement des conventions collectives de plus de 100000 de ses 175000 membres.

Dans son rapport au Congrès, déposé à l'ouverture dimanche, la présidente Benson a attaqué le gouvernement conservateur de Stephen Harper, lui reprochant d'avoir fragilisé les régimes de soins de santé et de retraite et mis la hache dans les services publics qu'utilisent les plus vulnérables de la société, notamment les anciens combattants. Elle a invité les membres à chasser le gouvernement Harper du pouvoir aux prochaines élections fédérales, en octobre prochain.

Changer de gouvernement

«En tant que syndicat, nous allons barrer la route à ceux qui s'acharnent à détruire notre pays. En tant que syndicat, nous disons non aux concessions, non aux coupes, a ajouté Robyn Benson. À l'AFPC, nous savons ce qu'il faut faire pour améliorer les choses. L'inégalité n'est pas inévitable, ni le fruit du hasard. C'est le résultat de choix politiques délibérés. Nous pouvons faire d'autres choix et changer de gouvernement.»

La présidente Benson s'est aussi engagée à poursuivre la collaboration avec d'autres syndicats. Elle a lancé un appel à la mobilisation des membres. «Il est temps de retrouver espoir. Il est temps de se donner un gouvernement qui choisit l'égalité comme priorité. Un gouvernement qui ne s'attaque pas aux syndicats. Un gouvernement qui choisit de valoriser la démocratie. Un gouvernement qui choisit de réinvestir dans les services publics au lieu de les réduire», a insisté la présidente Benson.

Pgaboury@ledroit.com

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