Entente sur la santé mentale dans la fonction publique

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«Ça représente pour nous une victoire, car c'était un enjeu important pour nos membres», a commenté Larry Rousseau, vice-président exécutif pour la région de la Capitale nationale de l'AFPC.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Un protocole d'entente est intervenu entre le gouvernement et l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) afin de créer un groupe de travail conjoint pour discuter des questions touchant la santé mentale des employés fédéraux.

«Les négociations ont été très intenses. Ça représente pour nous une victoire, car c'était un enjeu important pour nos membres d'avoir des milieux de travail sains. Mais il reste encore 102 autres victoires à obtenir d'ici la fin de cette ronde de négociations», a commenté Larry Rousseau, vice-président exécutif pour la région de la Capitale nationale de l'AFPC. Le groupe de travail devrait se mettre au boulot «dès que possible», sans attendre la fin de la présente ronde de négociations.

«Les problèmes de santé mentale sont depuis longtemps importants pour moi. Je suis prêt à travailler avec tous les agents négociateurs alors que nous prenons les mesures pour améliorer notre façon de traiter les problèmes de santé mentale dans nos milieux de travail et de diminuer les préjugés qui sont souvent liés à la maladie mentale», a commenté le président du conseil du Trésor, Tony Clement.

Selon cette entente, qui ne compte qu'une seule page, les parties ont convenu de mettre sur pied deux comités d'ici le 30 avril 2015. Le comité technique remettra ses recommandations au comité directeur au plus tard le 1er septembre 2015.

Les deux parties travailleront notamment à contrer et à éliminer la stigmatisation en milieu de travail, à transmettre l'information sur les problèmes de santé mentale, et à étudier les pratiques en vigueur chez d'autres employeurs.

Le comité fera une révision de la Norme nationale sur la santé mentale afin de déterminer la meilleure façon de la mettre en application au sein de la fonction publique. L'entente mentionne notamment que cette Norme nationale «doit être considérée comme la norme minimale que doit respecter le programme de santé et sécurité de l'employeur».

Jusqu'à maintenant, le gouvernement fédéral avait refusé d'implanter cette norme dans la fonction publique fédérale.

La norme a été élaborée par l'Association canadienne de normalisation (Groupe CSA) et le Bureau de normalisation du Québec sous l'égide de la Commission de la santé mentale du Canada.

D'application volontaire, elle propose une série de mesures, d'outils et de ressources qui visent la promotion de la santé mentale des employés et la prévention des préjudices psychologiques susceptibles d'être causés par des facteurs liés au travail.

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