«Le 19 octobre, il faut changer le gouvernement» - Larry Rousseau, AFPC

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Bon nombre de fonctionnaires fédéraux sont sortis dans les rues de Gatineau, jeudi, pour souhaiter la fin du règne Harper.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Les principaux syndicats de la fonction publique fédérale ont voulu démontrer, une fois de plus, leur solidarité contre le gouvernement Harper en organisant diverses manifestations à travers le pays, jeudi midi, dont une marche sur la promenade du Portage à Gatineau.

Depuis janvier, les syndicats ont convenu d'organiser des journées d'action le 19 de chaque mois, afin de souligner qu'ils veulent se défaire du gouvernement conservateur lors des élections prévues le 19 octobre prochain. Ces journées visent notamment à dénoncer les mesures d'austérité et leur impact sur les services publics. L'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), l'Institut professionnel de la fonction publique et l'Association canadienne des employés professionnels ont eu l'appui de plusieurs autres syndicats du secteur public. «Le compte à rebours est déjà lancé depuis janvier et il nous reste encore sept mois avant les prochaines élections. Nous devons renverser la vapeur. Le 19 octobre prochain, il faut changer le gouvernement», a lancé au Droit Larry Rousseau, vice-président exécutif de la région de la capitale nationale à l'AFPC.

«Ce n'est pas toujours évident de sortir à l'extérieur pour les membres, mais les gens sont de moins en moins frileux à mesure qu'ils s'informent. Ils sont de plus en plus conscients des enjeux. Ils comprennent qu'ils doivent démontrer qu'ils en ont assez pour nous aider à défendre les emplois, leurs conditions de travail et les services publics», affirme celui qui a été battu lors de la course à l'investiture du NPD dans le comté de Bourassa.

Reprise des négos

L'AFPC reprend les négociations mardi, après une pause de quelques semaines. Plus de 100 000 membres sont visés par les présentes négociations.

L'enjeu du régime des congés de maladie reste au coeur des échanges. À l'AFPC, on espère que le gouvernement réagira positivement à la demande de mettre en oeuvre la norme nationale sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail, une proposition à laquelle adhèrent syndiqués et gestionnaires de la fonction publique.

Selon M. Rousseau, la mise en oeuvre de cette norme permettrait d'améliorer les conditions dans «les milieux de travail toxiques» qui causent du stress à un grand nombre d'employés. La demande pour implanter cette norme a été déposée lors des dernières rencontres de négociations par l'AFPC. «Nous avons hâte de voir si le gouvernement va répondre positivement à cette demande qui rallie les syndiqués et gestionnaires», a indiqué M. Rousseau.

Récemment, les anciens combattants, avec l'appui de l'AFPC, ont réussi à faire quelques gains face au gouvernement Harper, pour améliorer le sort des militaires blessés ou malades, un exemple qui devrait servir aux autres employés du secteur public dans cette ronde de négociations.

«Le gouvernement Harper n'est pas un gouvernement qui a l'habitude de négocier. Mais les anciens combattants ont démontré une grande solidarité, avec l'appui de notre syndicat, a souligné M. Rousseau. La moitié de la salade a été servie, et ils attendent la fin du repas. Et même s'ils n'ont pas tout à fait gagné cette bataille, il ne faut pas oublier ce qu'ils ont fait pour y arriver.»

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