Le droit de grève des fonctionnaires confirmé par la Cour suprême

La Cour suprême du Canada.... (PHOTO CHRIS WATTIE, ARCHIVES REUTERS)

Agrandir

La Cour suprême du Canada.

PHOTO CHRIS WATTIE, ARCHIVES REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Paul Gaboury
Le Droit

Les dirigeants des syndicats du secteur public fédéral ont salué vendredi comme une «grande victoire» le jugement de la Cour suprême du Canada qui a déclaré invalidant la loi empêchant les employés du secteur public de la Saskatchewan de faire la grève.

Le jugement viendrait remettre en question la loi C-4 adoptée par le gouvernement conservateur et limitant le droit de grève des employés de la fonction publique fédérale.

Selon la présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), Debi Daviau, le jugement rendu en faveur des fonctionnaires de la Saskatchewan vient remettre en question la loi C-4 adoptée par le gouvernement conservateur limitant le droit de grève des employés de la fonction publique fédérale.

«Nous sommes satisfaits que la Cour suprême ait choisi de poursuivre sur la lancée de ses dernières décisions et de se porter à la défense de la négociation collective», a déclaré Mme Daviau. «Par suite de l'adoption du projet de loi C-4, les employés de la fonction publique fédérale sont aux prises avec une loi très similaire qui donne carte blanche au gouvernement en lui donnant l'entière discrétion de désigner les services essentiels, ce qui laisse peu de recours aux agents négociateurs. Or, cette décision vient carrément remettre en question cette loi conservatrice, qui a imposé les changements les plus radicaux aux relations de travail de la fonction publique fédérale depuis 40 ans.»

Du côté du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), le président, Denis Lemelin, a salué lui aussi la décision en faveur des syndicats de la Saskatchewan d'autant plus que son syndicat a déjà déposé une requête semblable. Le STTP s'attend à ce que la décision de la Cour suprême ait une incidence sur la contestation constitutionnelle qu'il a lui-même déposée En 2011, les travailleurs et travailleuses des postes, qui avaient été mis en lock-out, ont été contraints de retourner au travail à la suite de l'adoption d'une loi spéciale par le gouvernement fédéral.

«Le jugement vient reconnaître le droit des travailleurs de faire la grève et de négocier des conditions de travail», a déclaré le porte-parole du NPD en matière de travail, Alexandre Boulerice.

«La Cour suprême a reconnu que le droit de grève était protégé par la Constitution. Les gouvernements de tous les niveaux du Canada doivent maintenant prendre ce jugement comme un avertissement que ce droit ne pourra pas être ignoré», a indiqué le député Boulerice.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer