Des mesures pour éviter le stress et la maladie

Après une pause de plusieurs semaines, les négociations dans le secteur public... (PHOTO ÉTIENNE RANGER, ARCHIVES LE DROIT)

Agrandir

PHOTO ÉTIENNE RANGER, ARCHIVES LE DROIT

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Paul Gaboury
Le Droit

Après une pause de plusieurs semaines, les négociations dans le secteur public fédéral reprennent ce matin à Ottawa.

L'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), le plus important syndicat du secteur public fédéral, représente plus de 100 000 employés de divers groupes dans ces négociations avec le Conseil du Trésor. Cette ronde doit durer toute la semaine, et les pourparlers devraient reprendre ensuite après la période des Fêtes, selon le calendrier déjà établi.

Selon nos informations, l'AFPC a l'intention de déposer cette semaine une proposition incluant diverses mesures pour améliorer le mieux-être au travail, pour contrer les demandes faites jusqu'à maintenant par le gouvernement afin de modifier le régime de congés de maladie des employés fédéraux.

Parmi ces mesures, l'AFPC propose des moyens de «réduire le stress» en s'assurant par exemple que, dans les centres d'appel et les centres de services gouvernementaux, il y ait assez de travailleurs sur place en tout temps et que ceux-ci puissent prendre de courtes pauses au courant de la journée afin d'évacuer le stress.

«Il y a une corrélation à faire entre le stress et la maladie. Quand on a plus de stress, notre système immunitaire est affaibli et on tombe malade plus facilement. Alors on propose diverses mesures reconnues dans la gestion des ressources humaines pour aider les employés à être plus productifs et pour créer un milieu de travail sain», souligne Larry Rousseau, vice-président exécutif de l'AFPC pour la région de la capitale nationale.

Assurance-invalidité

D'ailleurs, l'AFPC n'a pas l'intention de laisser le gouvernement imposer son nouveau régime d'assurance-invalidité à court terme qui réduirait à cinq le nombre de congés de maladie par année, et abolirait les banques de congés de maladie accumulés, tel que proposé.

«Réduire le nombre de congés de maladie des employés n'est pas la solution. Ce n'est pas en revenant au travail malade que l'on va améliorer la situation au travail, surtout que les congés de maladie n'ont pas un coût direct à l'employeur», a insisté le dirigeant syndical.

Selon M. Rousseau, un grand nombre d'employés fédéraux vivent le stress lié aux réductions budgétaires et leur impact sur les services à la population. «Quand les gens appellent au 1-800 pour obtenir des services et qu'ils ne réussissent pas à parler à personne, ils sont souvent très frustrés. Et nos employés doivent de plus en plus faire face à ce stress dans les centres d'appels. L'interaction avec l'ordinateur ne remplace pas le contact avec une personne et c'est très difficile pour beaucoup de gens», explique M. Rousseau.

Les mesures proposées visent également à prévenir le harcèlement, améliorer la santé maternelle, et à garantir le droit des travailleurs de refuser un travail dangereux. Par exemple, en modifiant le Code canadien du travail afin que les employés puissent exercer leur droit de refuser un travail dangereux.

Diverses mesures pour améliorer les conditions de travail des employés à horaires variables, notamment ceux affectés aux services d'incendie, aux groupes de recherche et sauvetage maritime ainsi qu'à la sécurité frontalière font partie des demandes. Elles visent à atténuer les répercussions physiques et psychologiques liées au travail par quart.

Dans le cadre de ces négociations, plus de 27 300 membres de l'AFPC avaient signé lundi la déclaration pour «des lieux de travail sains».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer