Fonction publique

Les négociations et les élections dans la mire du syndicat

La présidente de l'IPDP, DEbbie Deviau, lors de... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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La présidente de l'IPDP, DEbbie Deviau, lors de son allocution.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

L'Institut professionnel de la fonction publique se prépare à tous les scénarios en vue de la prochaine ronde de négociations face au gouvernement Harper. En même temps, il vient de se donner une plus grande marge pour mener de l'action politique lors des prochaines élections fédérales.

Le syndicat représentant la majorité des scientifiques fédéraux et autres professionnels a adopté une position se dotant du pouvoir de prendre part à des activités d'ordre politique en vue, et lors, des prochaines élections fédérales.

« Des temps extraordinaires requièrent des mesures extraordinaires », a indiqué la présidente Debi Daviau. « Ce gouvernement montre à nos membres le chemin de la confrontation et des moyens de pression. Ses attaques à l'endroit des syndicats, et d'autres organisations démocratiques du Canada, sont sans précédent. Ce gouvernement force des organisations non partisanes, comme la nôtre, à faire un choix très difficile entre demeurer silencieux ou s'exprimer. Nous avons choisi de nous exprimer haut et fort ».

Juste avant l'adoption de la résolution, la présidente Daviau avait expliqué au Droit qu'il n'était pas question d'une résolution visant à appuyer une formation ou une autre. « Nous ne voulons pas franchir cette ligne. Mais il s'agit de nous donner les moyens de mener des actions politiques qui nous permettront d'informer les Canadiens afin qu'ils prennent une décision éclairée lors de la prochaine élection fédérale ».

La résolution prévoit ainsi que l'Institut prendra « toutes les mesures nécessaires pour s'assurer que les Canadiens comprennent ce qui est en jeu dans les négociations collectives de la fonction publique fédérale et dans les prochaines élections fédérales, en 2015 » et « expose les préjudices que ce gouvernement conservateur leur a portés pendant la période préélectorale et la prochaine campagne électorale fédérale ».

Dans son allocution, la présidente s'en est prise au gouvernement Harper, et plus particulièrement au président du conseil du Trésor Tony Clement, en dénonçant leurs nombreuses attaques contre la fonction publique, et les services publics en particulier dans le domaine des sciences et de l'environnement.

« Pire employeur »

« Avouons-le franchement : ce gouvernement est probablement le pire employeur que nous n'ayons jamais eu depuis que l'Institut est devenu agent négociateur en 1967 ».

La présidente Daviau a souligné la grande solidarité entre les syndicats du secteur public fédéral et dénoncé la longue liste de changements imposés par le gouvernement pour changer les relations de travail, les mesures contre les syndicats et la fonction publique, au régime de congés de maladie qui sera un des principaux enjeux de la prochaine négociation. Elle craint aussi que le gouvernement ne s'attaque au régime de pensions des employés fédéraux, sa prochaine cible, craint-elle.

Devant l'assemblée, la présidente Daviau a annoncé que la Commission de la fonction publique avait répondu favorablement jeudi à la demande d'audit que le syndicat avait formulé plus tôt cette semaine à la CFP au sujet du « recours excessif » de contrats de sous-traitance à Services partagés Canada.

Elle a en même temps dénoncé les retards dans l'implantation du nouveau système de courriel des ministères fédéraux, un contrat de 400 millions $, qui avait déjà pris six mois de retard et qui n'est pas encore mis en oeuvre.

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