Débrayage massif des diplomates canadiens

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Manifestation des agents du Service extérieur canadien à Ottawa devant le bureau du premier ministre

Patrick Woodbury, LeDroit

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Protestant contre le refus du gouvernement Harper de consentir à un arbitrage exécutoire, la quasi-totalité des agents du Service extérieur canadien est restée chez soi plutôt que d'aller travailler, mardi, tant au pays qu'ailleurs dans le monde.

Dans le but d'accentuer la pression sur le gouvernement, une centaine d'entre eux ont manifesté devant le Bureau du premier ministre, rue Wellington à Ottawa, mardi midi.

Le coup d'éclat des 1 300 agents du Service étranger survient après des mois de conflit avec le gouvernement fédéral. Leur convention collective est échue depuis juin 2011.

Il s'ajoute à un ralentissement important dans l'émission des visas touristiques, puis, plus récemment, des visas aux fins d'études et de travail.

« L'Association professionnelle des agents du Service extérieur (APASE) a déployé tous les efforts raisonnables pour régler le litige, notamment en acceptant trois des six conditions préalables que le gouvernement cherchait à imposer au processus de libre arbitrage », a déclaré le président de l'APASE, Tim Edwards.

« Les autres conditions du Conseil du Trésor étaient si paralysantes qu'elles auraient pipé les dés en faveur du gouvernement », a-t-il estimé en entrevue.

Le rejet de l'arbitrage par le ministre Tony Clement, le 26 juillet, prouve qu'un règlement équitable ne l'intéresse pas, a-t-il ajouté, blâmant le gouvernement pour ce conflit qui perdure.

L'offre d'en arriver à un accord demeure néanmoins toujours sur la table.

La semaine dernière, le ministre Clement avait soutenu qu'il espérait toujours un règlement rapide du conflit, malgré la mésentente concernant l'offre d'arbitrage.

Seuls moyens légaux

Légalement parlant, le débrayage d'hier et le ralentissement du traitement des visas dans 15 ambassades canadiennes à l'étranger, annoncés lundi, sont les seuls outils restants aux diplomates pour faire valoir leur cause, selon M. Edwards.

Et les impacts pourraient être considérables, de nombreux touristes, étudiants et même travailleurs temporaires devant composer avec des retards importants dans la délivrance de leurs visas.

« Malheureusement, ils ne recevront peut-être pas leurs visas à temps, a dit M. Edwards. C'est le seul recours qu'il nous reste en vertu de la loi. Seule l'inflexibilité du gouvernement est responsable de ces impacts néfastes. »

Rappelons que le syndicat cherche à obtenir certains gains au chapitre des salaires, afin de les rendre semblables à ceux de groupes de travail comparables dans la fonction publique fédérale.

Les employés de classe FS sont sans convention collective depuis juin 2011.

Dans un courriel, une porte-parole du ministère des Affaires étrangères a soutenu que le gouvernement « reconnaît et respecte » le droit de grève, et qu'il « mettra tout en oeuvre pour continuer d'assurer la prestation des services ».

L'APASE est l'un des plus petits syndicats de fonctionnaires fédéraux.

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