Régime de pension de retraite de la fonction publique fédérale

Une réforme majeure s'impose, selon une étude

Les changements proposés par les conservateurs au Régime de pension de ... (SIMON SÉGUIN-BERTRAND, collaboration spéciale)

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SIMON SÉGUIN-BERTRAND, collaboration spéciale

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Les changements proposés par les conservateurs au Régime de pension de retraite de la fonction publique fédérale ne suffisent pas et le gouvernement canadien ferait mieux de revoir l'ensemble du modèle de pension de ses employés, suggère une nouvelle étude.

Un rapport rendu public hier par l'Institut de recherche en politiques publiques (IRPP) conclut qu'une réforme majeure du régime de retraite des fonctionnaires fédéraux s'impose afin de faire face aux défis financiers, de main-d'oeuvre et de démographie qui affligent ou affligeront sous peu l'appareil de l'État fédéral.

Seuil critique

Les frais engagés pour couvrir les prestations du régime de retraite approchent un seuil critique, de l'avis de l'auteur Bob Baldwin. Le coût des prestations pourrait être trop élevé par rapport à la valeur qu'elles auront au moment de la retraite, estime celui qui a agi à titre d'expert-conseil pour la Commission ontarienne d'experts en régimes de retraite, et qui a occupé le poste de directeur au Congrès du travail du Canada.

Plutôt que de cibler le mode de partage des coûts entre employeurs et employés, comme l'a fait le gouvernement conservateur en annonçant une réforme du régime lors du dernier budget fédéral, il faudrait s'attaquer au coût global du régime. Des coûts qui s'élèveront à 20 % de la masse salariale du gouvernement canadien l'an prochain, et qui devraient continuer d'augmenter dans les années à venir.

Repousser l'âge de la retraite

De l'avis de l'auteur, il faudrait repousser de quelques années l'âge de la retraite, actuellement permise dès 55 ans ou après 30 ans de travail au sein du gouvernement. Il recommande également que certaines des responsabilités financières et légales du régime, particulièrement en cas de déficit ou de surplus, soient partagées par les parties syndicales et patronales.

Finalement, le Régime de pension de retraite de la fonction publique fédérale devrait être géré en collaboration par les employés et l'employeur, comme c'est actuellement le cas dans le secteur parapublic ontarien, par exemple avec le Régime de retraite des enseignants de l'Ontario, croit M. Baldwin.

« Ainsi, on ne peut blâmer le gouvernement ou les syndicats d'avoir imposé quelque chose. Il faut qu'il y ait une commune entente. »

Plus de détails dans LeDroit du 8 décembre ou sur ledroitsurmonordi.ca

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