3,5 milliards en congés de maladie

Le président du Conseil du Trésor, Tony Clement,... (Photo: PC)

Agrandir

Le président du Conseil du Trésor, Tony Clement, affirme que les congés de maladie «excessifs» sont un problème «chronique» et «bien documenté».

Photo: PC

Partager

Philippe Orfali
Le Droit

Plus souvent «malades» que les employés de tout autre secteur de l'économie canadienne, les fonctionnaires fédéraux coûteraient chaque année des milliards de dollars à l'État en raison de leur absentéisme, selon un groupe de réflexion représentant les intérêts du secteur privé.

Pas moins de 3,5 milliards de dollars seraient engloutis par le régime de congé de maladie dont bénéficient les employés des divers paliers de gouvernement, affirme un rapport publié par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, un laboratoire d'idée qui milite pour une réduction importante de la taille de l'État.

Selon les calculs du think tank, les fonctionnaires prendraient tous les ans près de cinq jours de congé de plus que les Canadiens qui travaillent dans le secteur privé.

Les employés du gouvernement fédéral prennent en moyenne 15,2 jours de congé par an pour cause de maladie, d'incapacité ou pour des raisons personnelles. Dans l'ensemble du secteur public - ce qui inclut par exemple les enseignants, les travailleurs de la santé et les fonctionnaires municipaux, provinciaux et fédéraux -, la moyenne est de 12,9 jours.

En comparaison, les employés du secteur privé ne prennent que 8,2 jours dans le secteur privé, suggère le rapport.

En fait, plus l'entreprise est grande, plus les employés semblent disposés à s'absenter lorsqu'ils en ressentent le besoin, affirme la FCEI. Les travailleurs de petites entreprises de moins de 20 employés prendraient le moins de congés, avec 6,7 jours d'absence en moyenne, contre 9,1 jours pour les sociétés de plus de 500 employés.

«Je ne pense pas que les fonctionnaires sont plus souvent malades que les employés du privé. Il semble y avoir une culture où l'on considère avoir le droit de prendre plus de congés que d'autres travailleurs», estime la vice-présidente de la FCEI pour le Québec, Martine Hébert.

«Le système actuel semble avoir instauré dans la fonction publique le sentiment que les congés de maladie sont un droit acquis et qu'ils peuvent être pris même si, dans la réalité, ils n'ont quasiment rien à voir avec la maladie.»

Plus de détails dans LeDroit du 5 décembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer