Selon un avocat de la région

Corruption au fédéral: loin de la commission Charbonneau

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La juge France Charbonneau

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Le jury invité à se prononcer dans une affaire de corruption de fonctionnaires de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) saura faire la différence entre ce qui se passe présentement à la commission Charbonneau et les faits qui seront rapportés au palais de justice de Gatineau, la semaine prochaine, croit un avocat de la défense.

Le projet Aspersion est une enquête de la GRC sur la collusion, l'abus de pouvoir et la corruption à TPSGC, entre 2000 et 2007. Trois fonctionnaires fédéraux et deux hommes d'affaires de Gatineau et d'Ottawa font présentement face à la justice.

L'un d'eux, Robert Soulard, de Soulard Multi-Service, se défend d'avoir versé des récompenses personnelles à un fonctionnaire fédéral en échange de contrats publics. Son avocat, James Harbic, se prépare à convaincre un jury de l'innocence de son client, la semaine prochaine, au palais de justice de Gatineau. «Le jury sera capable, je l'espère, de faire la différence entre ce qui se passe du côté de Montréal et l'affaire qui nous concerne.»

Selon MeHarbic, M.Soulard a été visé lorsqu'un fonctionnaire fédéral, Louis Lesage, a plaidé coupable d'avoir reçu des cadeaux en échange de contrats publics. En passant aux aveux, M.Lesage aurait écorché au passage M.Soulard. «Avec la preuve déposée contre mon client, poursuit MeHarbic, je suis convaincu que le jury va prononcer l'acquittement.»

L'avocat déplore que les milliers pages déposées en preuve par la Couronne n'aient pas été traduites en anglais, la langue dans laquelle se défendra M.Soulard.

«Rien à perdre»

Le projet Aspersion est né d'un «conflit d'affaires», estime l'autre entrepreneur impliqué, Luc Maurice. «Je n'ai plus rien à perdre, après six ans d'enquête, la perte des contrats et de mes énergies. Au bout de la ligne, je me demande combien elle a coûté, cette enquête.»

Il avoue avoir fait «une seule erreur» lorsqu'il travaillait à l'entretien d'édifices fédéraux, dans les années 2000. La majorité des allégations de corruption dirigées contre lui, dit-il, sont cependant grandement exagérées.

M.Maurice présentera sa défense en décembre prochain.

M.Maurice est accusé d'avoir corrompu un fonctionnaire dans le but d'obtenir des contrats. «La plainte à la police est sortie lorsqu'on (son partenaire d'affaire Guy Huneault et lui) a déclaré faillite.» Selon M.Maurice, le conflit administratif explique en partie le déclenchement de l'enquête Aspersion.

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