Gestionnaires et syndicats voient les choses différemment

Les gestionnaires et les syndicats auraient des visions bien différentes quant... (Photo: Simon Séguin-Bertrand, archives Le Droit)

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Paul Gaboury
Le Droit

Les gestionnaires et les syndicats auraient des visions bien différentes quant à l'impact des compressions dans la fonction publique fédérale: les premiers y verraient une occasion de travailler différemment avec moins de ressources, alors que les seconds critiquent le non-respect par plusieurs ministères de la directive sur le réaménagement des effectifs.

Les employeurs et syndicats ont pu échanger sur l'impact de ces compressions dans les milieux de travail dans le cadre d'un colloque organisé lors de la dernière rencontre du Conseil national mixte, tenue à Saskatoon, à la fin du mois de septembre.

Représentée à cette rencontre, l'Association canadienne des employés professionnels a soumis sa version des discussions à ses membres. Les gestionnaires auraient soutenu que les coupes qui doivent mener à l'abolition de 19200 postes ne nuiront pas à la fonction publique et qu'ils voient là une occasion de travailler différemment avec moins de ressources. De leur côté, les syndicats ont plutôt critiqué le rôle joué par les dirigeants des ministères et le Conseil du Trésor dans le traitement des employés touchés par les compressions. Les syndicats ont fait valoir que le Conseil du Trésor ne fait pas son travail de surveillance.

Les syndicats disent craindre que plusieurs fonctionnaires quittent la fonction publique sans le vouloir parce que les gestionnaires des ministères n'étaient pas préparés pour appliquer les coupes, et qu'ils n'auraient pas suivi les procédures prévues à la directive de réaménagement des effectifs. Malgré la situation, le Conseil du Trésor refuserait d'intervenir et de travailler avec les ministères dans le but de changer leur approche.

Si on en croit l'ACEP, certains ministères suivent la directive, mais nombre d'entre eux ne le font pas, ce qui fait que des employés sont traités injustement selon l'endroit où ils travaillent. Cette situation a forcé bien des syndicats, dont l'ACEP, à déposer des griefs devant la Commission des relations de travail dans la fonction publique.

Plus de détails dans LeDroit du 10 octobre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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