La concentration du gaz radioactif est trop élevée dans 10 % des cas

Du radon dans des édifices fédéraux

Selon un rapport de Santé Canada, quelque 127... (Étienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Selon un rapport de Santé Canada, quelque 127 édifices fédéraux au pays présentent des concentrations de radon trop élevées.

Étienne Ranger, LeDroit

Mathieu Bélanger
Le Droit

Un rapport produit par Santé Canada révèle que 10 % des édifices fédéraux au pays présentent une concentration de radon supérieure à la norme et peuvent potentiellement mettre en danger la santé de milliers de fonctionnaires qui y travaillent.

Le document intitulé Radon Testing in Federal Buildings, obtenu par LeDroit en vertu de la Loi d'accès à l'information, lève le voile sur une situation pouvant devenir explosive pour le gouvernement fédéral. L'Alliance de la fonction publique, le plus important syndicat de fonctionnaires fédéraux, évalue déjà la possibilité de recours juridiques contre le gouvernement.

Entre 2007 et 2011, Santé Canada a évalué la concentration de radon dans 1431 édifices appartenant au fédéral. Du nombre, 118 présentaient des concentrations de radon allant de 200 à 600 Bq/m3, tandis que 19 accusaient une concentration supérieure à 600 Bq/m3. La norme canadienne à respecter pour éviter tout risque sur la santé humaine est de 200 Bq/m3.

Santé Canada soutient qu'il n'y a aucun de ces bâtiments jugés problématiques dans la grande région de la capitale fédérale. Les fonctionnaires travaillant à Ottawa et en Outaouais sont donc hors de danger. Il y a cependant huit immeubles dont la concentration de radon est trop élevée au Québec. L'un d'eux est à Sherbrooke, deux autres à Québec, deux à Gaspé, un à Lévis, un à Grosse-Ile et un dernier à Pohénégamook.

Une note de breffage à l'intention de la ministre fédérale de la Santé datée du 7 mars 2011, également obtenue en vertu de la Loi d'accès à l'information, précise que le Manitoba, la Saskatchewan, le Yukon et le Nouveau-Brunswick sont les endroits les plus touchés au pays.

Le radon a tendance à demeurer dans les étages inférieurs des bâtiments, notamment au sous-sol. Toutefois, ce gaz radioactif peut aussi gagner les étages grâce aux systèmes de ventilation.

Deux ans pour agir

Avec William Leclerc

Plus de détails dans LeDroit du 28 mai ou sur ledroitsurmonordi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer