Les vétérinaires fédéraux sont inquiets

Des changements à la réglementation sur l'inspection des viandes soulèvent des... (Photos.com)

Agrandir

Photos.com

Paul Gaboury
Le Droit

Des changements à la réglementation sur l'inspection des viandes soulèvent des inquiétudes chez les vétérinaires fédéraux, qui craignent que des animaux malades se retrouvent dans la chaîne alimentaire.

Selon l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), syndicat représentant les 600 vétérinaires de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), les modifications proposées le mois dernier permettraient aux vétérinaires du secteur privé d'autoriser l'abattage et la saignée des animaux chez l'exploitant, pour permettre la livraison sans réfrigération à des abattoirs situés dans un rayon de deux heures de route, pour des fins de consommation canadienne ou internationale.

Ces mesures ont été annoncées à la suite des compressions de 56 millions$ à l'ACIA, prévues dans le dernier budget, qui causeront des pertes d'emplois chez les vétérinaires et inspecteurs.

«Ces modifications accroissent le risque que des animaux malades entrent dans la chaîne alimentaire, si des examens ne sont pas effectués en temps opportun par des professionnels du gouvernement, indépendants», formés expressément à cette fin, a indiqué le président de l'IPFPC, Gary Corbett.

«Nos règlements actuels protègent la santé de la population canadienne et les marchés d'exportation importants, de la propagation de maladies telles que la rage, la tremblante des moutons et la maladie de la vache folle, ou encore d'empoisonnements au plomb et émanant d'autres toxines», ajoute M. Corbett.

L'IPFPC soutient que les vétérinaires du secteur privé n'ont pas reçu la formation spécialisée en abattage et innocuité alimentaire comme ceux du gouvernement fédéral. De plus, les vétérinaires en pratique privée pourraient apparaître en situation de conflit d'intérêts, car ils seront rémunérés par les éleveurs, qui pourraient être tentés de récupérer la valeur commerciale des animaux déclarés inaptes au transport.

D'autre part, même si la modification ne touchait qu'un faible pourcentage des animaux d'élevage canadiens, elle pourrait faire courir des risques importants à l'industrie «puisque certaines maladies facilement détectables par les vétérinaires fédéraux deviennent indétectables une fois les animaux d'élevage abattus», rappelle le président Corbett.

Toutes nos nouvelles sur ledroitsurmonordi.ca

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer