«Postes Canada se traîne les pieds», déplore l'AFPC

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Six mois après la décision rendue par la Cour suprême, les 6000 employées, retraitées et ex-employées de Postes Canada n'ont toujours pas obtenu de compensation financière sur l'équité salariale alors que leur syndicat accuse la société d'État de «se traîner les pieds» pour régler cette bataille qui dure depuis maintenant plus de 28 ans. Mais Postes Canada invoque la complexité de la procédure pour expliquer la situation.

ETIENNE RANGER, LeDroit

Paul Gaboury
Le Droit

Six mois après la décision rendue par la Cour suprême, les 6000 employées, retraitées et ex-employées de Postes Canada n'ont toujours pas obtenu de compensation financière sur l'équité salariale alors que leur syndicat accuse la société d'État de «se traîner les pieds» pour régler cette bataille qui dure depuis maintenant plus de 28 ans. Mais Postes Canada invoque la complexité de la procédure pour expliquer la situation.

Le 17 novembre dernier, les juges de la Cour suprême n'avaient mis que 20 minutes pour rendre une décision historique en faveur des employées de Postes Canada dans ce dossier qui traînait devant les tribunaux depuis 28 ans.

À l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), on a rappelé mercredi la décision de la Cour suprême et déploré que la Société continue de contester le montant des paiements.

«Six mois se sont écoulés, et Postes Canada continue de se traîner les pieds», déplore l'Alliance de la fonction publique du Canada dans un message à ses membres. «Assez, c'est assez! Postes Canada doit obéir au jugement de la Cour suprême et verser à nos membres l'argent qu'elle leur doit. Il n'y a aucune raison que les femmes doivent attendre 30 ans avant d'obtenir l'équité salariale».

À Postes Canada, on a confirmé mercredi qu'aucun versement n'avait été fait aux employées. «Pourquoi ça prend si longtemps? Simple, le procédé est complexe. Il y a un grand nombre de dossiers d'employées qui doivent être examinés. Certains employés avaient, par exemple, plusieurs affectations qui doivent être examinées pour appliquer la décision de façon juste», a indiqué Anick Losier, porte-parole de Postes Canada.

Sur son site Internet, Postes Canada note qu'en raison de la complexité de cette situation, il ne serait pas approprié, à cette étape-ci, de formuler des hypothèses quant au niveau d'indemnisation et au moment où les paiements seront effectués. Après 16 années consécutives de profits, la Société a affiché récemment une perte de 188 millions$ pour 2011, une baisse qu'elle attribue à la chute du volume de courrier, aux obligations de son régime de retraite et à la décision de la Cour suprême en matière d'équité salariale. La société n'a toutefois pas donné de détails sur les coûts de ce dernier élément.

Lorsque la décision de la Cour suprême avait été rendue en novembre 2011, l'AFPC avait alors évalué à un quart de milliards (250 M$) la somme due à 6000 employées et ex-employées (ou à leurs ayants droit). À la suite de cette décision de novembre 2011, la société d'État avait indiqué qu'elle allait respecter le jugement. «Nous respectons la décision et nous allons nous conformer au jugement», avait indiqué Postes Canada.

Plus de détails dans l'édition du 17 mai ou sur ledroitsurmonordi.ca

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