Initiative pour la réforme de l'imputabilité fédérale

Un rapprochement vers les fonctionnaires francophones

Sur le même thème

Depuis hier, la version française de site de... (Capture d'écran)

Agrandir

Depuis hier, la version française de site de F.A.I.R. est désormais accessible au fairwhistleblower.ca/fr.

Capture d'écran

Paul Gaboury
Le Droit

Les francophones qui s'intéressent aux scandales de corruption, aux dénonciations d'actes répréhensibles et aux cas de représailles contre les dénonciateurs ont désormais accès à un site en langue française.

« À l'heure des compressions dans la fonction publique, le sort réservé aux fonctionnaires dénonciateurs reste une question d'intérêt pour des milliers d'employés qui attendent de savoir s'ils seront en mesure de conserver leur emploi. Nous craignons par exemple qu'ils soient les premiers visés par les abolitions de postes », a indiqué David Hutton, le directeur général de l'Initiative pour la réforme de l'imputabilité fédérale (IRIF), le nouvel acronyme en français du groupe F.A.I.R. (Federal Accoutability Initiative for Reform).

Mis sur pied en 1988 par Joanna Gualtieri, ex-fonctionnaire fédérale d'Ottawa qui poursuivait le gouvernement fédéral dans une affaire de représailles, le groupe F.A.I.R. est devenu avec les années une référence incontournable lorsque vient le temps d'analyser et de comprendre les enjeux sur ces questions en Amérique du Nord.

Ce groupe avait mené la bataille pour la défense des dénonciateurs, notamment dans le cadre du scandale des commandites, et a été à l'avant-plan pour forcer le gouvernement fédéral à adopter une loi visant la protection des dénonciateurs contre les représailles. Cette loi avait mené à la création du bureau du commissaire à l'intégrité dans le secteur public fédéral.

Fruit d'un travail d'une poignée de bénévoles, le site de F.A.I.R. n'était toutefois disponible qu'en anglais, jusqu'à hier. La version française est désormais accessible au fairwhistleblower.ca/fr.

M. Hutton a pris la relève à la tête de F.A.I.R. depuis 2008, poursuivant le travail amorcé par Joanna Gualtieri, qui en est arrivé à une entente avec le gouvernement après une longue bataille juridique. L'IRIF vise « à promouvoir l'intégrité et l'imputabilité à l'intérieur du gouvernement en habilitant les employés à parler, sans peur de représailles, lorsqu'ils font face à des actes répréhensibles ».

Plus de détails dans LeDroit du 9 mai ou sur ledroitsurmonordi.ca

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer