Surveillance des compressions: Kevin Page déplore le manque de données

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Kevin Page croit que les réductions budgétaires pourraient être difficiles à réaliser.

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Paul Gaboury
Le Droit

Le directeur parlementaire du budget, Kevin Page, reproche au gouvernement Harper de ne pas fournir les données suffisantes aux parlementaires pour qu'ils puissent faire une surveillance rigoureuse des compressions annoncées dans le dernier budget fédéral. Il croit même que les réductions budgétaires permanentes de 5,2 milliards $ par an pourraient être difficiles à réaliser.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« En dépit des demandes du directeur parlementaire du budget, le gouvernement n'a pas fourni des renseignements clairs au sujet des montants de références utilisés dans le cadre des initiatives de réduction des dépenses de manière à permettre au Parlement d'évaluer les conséquences sur les programmes et services gouvernementaux », soutient M. Page dans un rapport rendu public hier.

Ces montants de référence, explique le directeur Page, sont essentiels pour préparer des rapports transparents destinés aux parlementaires, parce que les montants utilisés permettront d'établir l'ampleur des réductions proposées et l'étendue de leur succès. M. Page estime que les parlementaires n'ont donc pas en main les données suffisantes pour examiner les données sur la gestion des réductions des dépenses.

« La production d'importants rapports a été entreprise de façon ad hoc dans le cadre d'examens antérieurs. Toutefois, cette façon de faire n'est pas suffisamment transparente - disponible en temps utile, comparable, réconcilié - au sens du document sur la Transparence budgétaire de l'OCDE », souligne le directeur parlementaire du budget.

Dans ce rapport, M. Page propose aux parlementaires un nouveau cadre de production de rapports pour qu'ils soient mieux en mesure d'assumer leur obligation fiduciaire pour la mise en oeuvre du budget 2012 et des années futures. « Le cadre proposé ne constitue pas un lourd fardeau administratif pour le gouvernement, puisque les ministères devraient déjà recueillir ces données conformément à la politique du Conseil du Trésor », explique le directeur Page.

Ces rapports devraient donc inclure les indicateurs financiers, avec les objectifs des ministères, les indicateurs des ressources humaines, incluant le nombre d'équivalents à temps plein actuel en regard des changements survenus depuis le rapport précédent déposé au Parlement, et enfin, des indicateurs de rendement pour permettre de mieux expliquer les changements survenus dans les résultats des programmes gouvernementaux.

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